‹ De la ploutocratieChapitre 59 sur 72 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

M. Cb, Dupîo Q’csUtüe ta masse jçeneraie oes salaires qu’à

cinq milliards.

Nous avons déjà dit que M. Dupin estime le revenu net à 3 milliards 800 millions , savoir : 4 milliard 900 millions provenant de la propriété foncière, et 1 milliard 900 millions provenant de la propriété industrielle ou mobilière. Or nous venons de voir qu’il estimait en 1830 le revenu brut annuel de tous les citoyens à 8 milliards 800 millions.

La différence entre 8 milliards 800 millions et 3 milliards SQn millions est cinq milliards.

Donc M. Dupin n’estimait en 1830 qu’à cinq milliards la masse générale des salaires.

C’est 225 millions de moins que nous ne Lavons estimée.

En supposant que, vu l'accroissement depuis 1830, M. Dupin estime aujourd’hui le revenu brut à neuf milliards, ou plus, l’augmentation ne porterait pas sur les salaires, mais sur le revenu net ; et M. Dupin serait obligé d’avouer que le revenu net est aujourd’hui accru de cette augmentation ; car il lui serait difficile de prouver que les salaires, in-

cessainment réduits par Ja concurrence des

ouvriers entre eux et des machines, aient augmenté dans Ja même proportion , ni même

qu'ils aient augmenté.

En résumé donc , il résulte des données fournies par M. Dupin, que le revenu brut annuel de tous les citoyens est, au minimum . , de neuf milliards, et que Je revenu net des privilégiés est, au minimum , de trois milliards huit cent millions ; mais il n'en résulte aucunement

que les salaires excèdent en totalité cinq milliards.

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