‹ De la ploutocratieChapitre 63 sur 72 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

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Ce que les salaires payent d'impôt, et ce rt ue le revenu*

net en paye.

Cette part de contribution du salaire, d’un côlé, et du revenu net, de l’a litre, est plus facile à distinguer qu’on ne l’imaginerait d’abord.

En effet, tous les impôts (la contribution foncière mise de côté^ portent sut* des objets de première nécessité, F habitation , l’air, le pain, la viande, les boissons, le sel , le sucre ; ou sur des choses dont le peuple a l’habitude aussi bien que les riches, comme le tabac et les cartes à jouer ; ou sur les rouages essentiels de la production, comme l'impôt des patentes et l’impôt sur les voilures publiques , la navigation des fleuves, etc. Or, l'impôt étant ainsi dirigé, il est évident que les hommes de revenu net peuvent bien payer par tête au-delà de ce que payent les hommes de salaire , mais seulement dans une certaine limite. Car, comment consommer plus des choses de première nécessité que la nature ne le permet? Le plus riche des hommes ne peut consommer qu’une

(juantité limitée de pain, de vin, de sucre, de sel , de tabac, etc. Or, si la consommatioa était parfaitement égale entre tous, nous payerions pour ces choses de première nécessité, ou dont l’habitude a fait un besoin aux pauvres comme aux riches, un peu moins de 25 francs par tête d’impôt à l’Etat (1). Supposons donc que la consommation des riches soit, sur ces objets de première nécessité, non pas seulement double ou triple, mais quadruple. C’est plus que la raison ne permet d’admettre. Car il ne s’agit pas du quadruple de la portion da mendiant ou de l’ouvrier, mais du quadruple de la subsistance moyenne des trente-quatre millions composant les cinq premières classes que nous avons distinguées dans la nation. Les hommes de la sixième et de la septième classe payeraient donc, à ce compte, pour leur consommation e.n objets de première nécessité, 100 fr. par tête. Mais ces deux classes se composent de 980,000 individus. Ce serait donc pour la totalité de leurs membres 98 millions. Il est vrai qu’ils payent eu outre là moitié de la contribution foncière,

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(t) L'impôt total est, comme nous venons de le voir, de

3.130.000. 000. Retrancha ntde cette somme la contributionfoncière, qui est de 271,000,000, on obtient, pour l'impôt lion Toncier, pesant, sous toutes sortes de formes, sur les objets de première nécessité, et jamais sûr les objets de luxe,

859.000. 60(1 francs, nombre qui, divisé par le chiffre de la population, donne 24 fr, 60 c,

c’est-à-dire 135 millions (1). Ils figureraient donc dans l’impôt total pour 233 millions.

Qui paye le resté? les cinq autres classes.

Or, l’impôt total étant de 1,130 millions, si vous ôtez 233 millions, il vous reste 197 millions.

Os cinq classes composées de mendiants, d’indigents, de salariés sans aucun titre de propriété foncière, de prolétaires n’ayant que leur logement assuré, et enfin de très petits propriétaires à 1 128 francs de revenu foncier, payent donc au minimum 897 millions d’ impôt . savoir :

135 millions de contribution foncière et 762 millions d'impôts indirects de toute nature.

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