CHAPITRE il. PSYCHOLOGIE COMPAIUÎE
mais' Il tous, les mêmes, seulement plus ou moins
développées (1).
Mais, récuse-t-on d'aussi anciennes autorités? on peut en citer de modernes, — une entre toutes et des plus imposantes, — celle de M. R. Owen. Dans une brochure récente (2), le savant professeur écrit: « Not « being able toappreciate,or conçoive of ihedislinc- « lion belween the psychical phœnomena of a Chim- « panzeeand of a Boschiman, or of an Azlec withar- « rested brain-growlh,as being of a nature so essen- « liai as lo preclude a comparison between them,or as
« BEING OTHER THAN A DIFFERENCE OF DEGREE, I Cannot
« shut my eyes to the signifîcance of that all-perva- « ding similitude of structure — every tooth, every « bone, strictly homologous, — which makesthe de- « termination of the différence betv^een Homo and Pi- « tliecus the anatomist's difficulty. And, therefore, « with every respect for the Author of the ^Records
(1) « Jam vero nobis ostendendum est ca (bestia) habere race tionem internam et intus conceptam. Videtur sane a nostra « differre, ut ait alicubi Aristoteles, non essentia sed gradu. Uti « nonnulli existimant Deorum a nostra discrepare rationem, <i non differentia essentiali, sed quod illorum magis, nostra « minus sit accurata. Et quidem quod ad sensum attinet et « reliquam, tum instrumentorum sensuS;, tum carnis universae, « conformationem attinet, eam eodcm nobiscum modo se ha- « bere in animalibus, ab omnibus fere conceditur. » Porphyre, trad. par L. Holsteinius, De Abstinentia , Cantobrigiaî , 1655 , in-t 6, p. 108. — N'est-ce pas l'unité de composition devinée et pour râme et pour le corps ?
(2) On the characters, etc. of the class Mammalia, p. 20, note. Mémoires de la British Association for the advanc.of science, 1 857.
« of création ' I follow Linnseus (1) and Cuvier in « regarding mankind as a legitimate subject of zoo- « logical comparison and classification. »
Nous avons rapporté en entier ce passage qui est comme le dernier pas accompli, et le plus hardi, dans cetlc grave question de la place de l'homme dans la nature.
Accepter la gradation, n'est-ce pas relier cette grande chaîne des êtres qui serait impossible, qui n'existerait pas, ou plutôt qui ne serait que caprice, système, méthode artificielle, si les êtres classés n'étaient ainsi classés que par une portion d'eux-mêmes? N'est-ce pas affirmer davantage cette série continue en laquelle ont cru Arislote, Leibnitz , Bonnet, Linné et de Blainville?
Là où d'autres n'ont vu qu'un phénomène partiel, presque éventuel, nous proclamons une Loi, loi formulée par un grand physiologiste qui ne l'accepte pas dans toute sa plénitude : « Des bêtes à « l'homme, tout n'est qu'une chaîne de nuances « suivies. » (M. Fiourens.)
Donc pas de limite tranchée, les différences siégeant uniquement dans la quanti té d'intelligence en œuvre (?). Donc pas de règne humain. Donc pour l'homme et pour les animaux une seule méthode apphcable, et la même.
(1) (( NuUum characterem hactenus eruere potui, unde liomo « a simia internoscalur,» Linné, Fauna Suecica, prœfatio.