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CHAPITRE VI. INFLUENCES. CLIMATS

nouveauProméthée, créateur à son tour, il ne soufflera pas un jour la vie à quelque espèce nouvelle sortie de ses laboratoires? — Si l'homme est impuissant à créer la vie, peut-être ne le sera-t-il pas toujours à la contraindre à se manifester par un organisme autre que ceux existants et spécifiquement nouveau..

Avons-nous voulu prétendre que les climats sont sans influence sur l'homme? — Ce serait une grave erreur que de le croire.

Le climat a une influence très-marquée sur l'homme et aussi sur les animaux. Chez les uns et les autres, il est très-probable que cette action est identique, et si les résultats semblent différents, c'est que l'animal et l'homme transportés, ne sont pas précisément exposés dans la même mesure aux mêmes influences, les conditions ne changent pas similairemenl pour tous deux (1 ) . — Le climat influe sur le physique et sur le moral de l'homme, superficiellement et profondément.

On peut citer comme exemple du premier de ces deux modes d'action, lehâle, résultat de l'insolation ou plus souvent peut-être de certaines conditions atmosphériques encore assez mal définies. On attri-

(i) Tantôt l'homme, tantôt l'animal aura plus de chances de résister; l'un presque toujours soumis par son maître à un régime intelligent et approchant le plus possible de sa condition première; Tautre abandonné à lui-même et fatalement entraîné vers les habitudes nouvelles au milieu desquelles il se trouve.

DES RACES nUHAlNES.

bue aujourd'hui au rayonnement dans les espaces célestes une partie de cette action qu'on rejetait autrefois sur l'influence directe du soleil (1). Le haie colore donc surtout les parties exposées à l'action de ces causes, quelles qu'elles soient; il a son siège dans les couches supérieures de l'épiderme, et non pas dans les couches profondes, comme la coloration pigmentaire. Il est toujours facile de distinguer une nation hâlée : les individus qui, par une raison quelconque, ne se trouvent que rarement exposés à l'action des agents extérieurs, les femmes généralement, sont infiniment plus blancs; les enfants naissent aussi très-blancs, puis le soleil agit et ils deviennent parfois d'un teint extrêmement foncé.

If — MM. Quoy et Gaymard ont pu observer, aux Mariannes , des SandAvichiens qui y avaient été transportés et qui étaient devenus si bruns, disent ces savants, « qu'on avait de la peine à les recon- « naître pour être de la race jaune (2). » Mais de tels phénomènes sont tout individuels, et

'-cette coloration acquise ne se reproduit pas parlagénération. « Ils deviennent plus noirs, » a dit Morton, en parlant d'hommes placés dans de semblables circonstances, « cela est vrai; mais il y a un point où « le changement s'arrête. Le chmat modifie la com-

no (1) Cf. Boudin, Géographie médicale. Paris, 1837, t. II, p. i5.

Annuaire du Bureau des Longitudes, 1833, p. 230. .'.>v (2) Voyage de l'Astrolabe, Zoologie, 1. 1, p. 26.

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