‹ De la pluralite des races humainesChapitre 37 sur 50 · CHAPITRE VI. — INFLUENCES. CLIMATS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — INFLUENCES. CLIMATS

Pendant plusieurs années, l'île de Ceylan fut occupée par des troupes hindoues (de Madras et du Bengale), malaises, nègres et anglaises. — La mortalité a été, pour ces différentes races, comme les nombres 12, 24, 50 et 69.

Il faut rendre cette justice à quelques monogénistes, qu'ils ont parfaitement compris le véritable rôle des influences extérieures, rôle tout pathologique, regardant toutes les races comme autant de déviations maladives d'un type primitif dont nous sommes les représentants (1). Dans cette hypothèse les neuf dixièmes du genre humain sont donc re^ présentés par des individus dégénérés; mais un des caractères essentiels de la dégénérescence est la reproduction limitée, et les races inférieures, que nous sachions, ne présentent pas ce caractère. Laissons même cette preuve directe et qu'on se demande si l'on peut accepter une telle opinion qui rabaisse trop, à notre avis, le nombre des êtres humains dignes de ce nom? Ne vaut-il pas mieux considérer les autres races comme des entités spéciales, poursuivant un but qui est le leur et non pas le nôtre, et se partageant la terre, inaccessible dans toute son étendue à l'homme social et parfait, à l'iranien ; de même que certains genres d'animaux ne couvrent aussi le globe que d'espèces différentes ?

(1) Cf. Morel, Dégénérescences de l'espèce humaine. Paris, 1857, p. 5.

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