CHAPITRE VII
INFLUENCES. IIYBRIDITÉ.
Nous n'avons pas à examiner ici l'hybridilé en tant que servant à caractériser l'espèce, mais seulement comme pouvant produire de nouvelles races, ainsi que l'ont admis BlumenbachetM. Flourens(l). Nous ferons seulement remarquer d'abord, qu'on a cité, et M. Prichard lui-même, de nombreux exemples d'accouplements productifs entre des animaux d'espèces parfaitement distinctes; secondement, qu'on a peut-être admis trop vite cette universalité de reproduction entre toutes les races d'hommes. — A-t-on observé toutes les combinaisons possibles, l'union, par exemple, des Eskimaux et du Nègre, de l'Américain et des Nouveaux-Hollandais, desTartares et des Boshisman?
« Il est remarquable, dit M. Omalius d'Halloy, f( que, quoiqu'un grand nombre d'Européens habi- « tent maintenant dans les mêmes contrées que les « Andamènes, on ne mentionne pas encore l'exis- « tence d'hybrides résultant de leur union. » Voilà un exemple. Mais admettons qu'il soit controuvé,
H) Des races humaines. Paris, 1845.