CHAP. VII. INFLUENCES. FIYBRIDITÉ
des Mameluks avec ces populations étaient, par le fait même, incapables de vivre. Des quatre-vingtdix enfants de l'Albanais Méhémet-Ali, on sait combien ont pu atteindre leur majorité (1).
« C'est à peine, dit Jacquinot, si on cite quelques « rares métis d'Australiens et d'Européens. » — Quand on transporta de l'île de Flinder les anciens habitants de Van-Diemen réduits au nombre de deux cent dix, non-seulement l'union des femmes avec les trop peu scrupuleux condamnés n'avait pas formé une race distincte, mais on ne put même compter que deux produits adultes de leur répugnante union (2).
Dans quelques îles de l'Inde les mulâtres ne reproduisent pas, si nous en croyons le docteur Yvan, qui attribue celte particularité à une influence locale, sans qu'on puisse trop comprendre comment elle peut agir (3).
Le docteur Tschudi (4) dit, en parlant des Zambos (métis d'indigènes et de nègres à Lima) : «Comme hommes, ils sont grandement inférieurs aux races pures, et, comme membres de la société,
(<)Voy. Boudin, Géographie médicale, 1. 1, Introd., p. xxxviii. — Gisquet, L'Egypte, les Turcs et les Arabes. Paris, 1847.
(2) Indigenous races of the Earth, p. 443.-
(3) Je retrouve ce fait dans des notes prises au cours de M. Serres. Il est capital et mérite qu'on le vérifie et qu'on en analyse toutes les circonstances.
^ (4) Travelsin Pèru, in-8. London, 1847.
ils sont la pire classe de citoyens. » Seuls ils fournissent les quatre cinquièmes des criminels des prisons de Lima. E. G. Squier(l)a fait des observations à peu près analogues sur les Zambos de Nicaragua.
M. Nott s'exprime ainsi : «Les mulâtres ont la vie plus courte qu'aucune des races souches; quand ils s'unissent entre eux, ils sont moins prolifiques qu'unis à l'une ou à l'autre des souches (2). » Cette assertion est vraie, surtout des métis nés de nègres et d'habitants du nord de l'Europe.
A Java, les métis de Malais et de Hollandais passent pour ne pouvoir pas se reproduire au delà de la troisième génération (3).
Les Half-Cast de l'Inde, dit M. de Warren, arrivent à une fin prématurée, et sans reproduction; s'il y a progéniture, celle-ci est toujours chétive, misérable. L'union des Espagnols avec les Américains n'a produit qu'une race abâtardie, dont l'avenir ne présente aucun élément de perfectibilité. « Les « métis ont généralement hérité des mauvaises qua- « lités de leurs ancêtres, et leur état physique et « moral est loin de répondre à ce qu'il est généra- « lement permis d'attendre de l'entre- croisement « des races. »
Ces deux derniers faits sont empruntés au Traité
(1) E. G. Sqvdev, Nicaragua,itspeople.'!iew-Y 01% 1852, t. II, p. 1S3.
(2) Types of ManJdnd. Philadelphia, 1834, p. 373.
(3) Boudin, Géographie médicale, 1. 1, Introd., p. xxxix.