‹ De la pluralite des races humainesChapitre 9 sur 50 · CMAPITHE F. LE RÈGNE HUMAIN · texte numérisé non relu

CMAPITHE F. LE RÈGNE HUMAIN

loin : « L'Eskimaii ne mange que pour dornnir el ne dorl que pour remanger aussitôt qu'il peut (1). »

Nous pouvons descendre encore , trouver des hommes tels que ceux qui les ont vus ont pu dire que dans les branches touffues ou les ombres des forêts , ils auraient été embarrassés pour décider s'ils avaient devant eux des singes ou des hommes. Ce n'est plus dans des terres pauvres ou reléguées au bout du monde que nous trouvons ces représentants éloignés de la forme humaine, c'est sur le continent asiatique même, au sud de la chaîne de l'Himalaya, au centre de l'Hindoustan, dansées régions qui ont été le berceau de quelques espèces de singes anthropomorphes, à cette époque sans doute où les îles de l'archipel indien reliées à l'Asie ne formaient qu'un immense continent, patrie de la race malaise.

En \ 824 , un colon anglais , M. Piddington (2) établi au centre de l'Hindoustan (versPalmow, Subhulpore et le bassin supérieur de la Nerbudda) vit arriver avec une bande d'ouvriers Dhangours, qui venaient chaque année travailler à la plantation, un homme et une femme d'étrange aspect et que les Dhangours désignaientsous le nom dépeuple singe.

Ils avaient un langage à part. Autant qu'on en put apprendre par signes, ils vivaient bien au delà

(1) J. Ross, Narrative of a second voyage, 1833^ p. 490.

(2) C'est Iiii-mcme qui raconte les faits qui suivent dans le Journal of the asiatic Society of Bengal, vol. XXIV, p. 200.

des Dhangours dans les forêts et les montagnes etn'avaient que peu de villages. Il paraîtrait que l'honnne s'était sauvé avec la femme à la suite de quelque accident, peut-être d'un meurtre volontaire. Ce qui est certain , c'est que les Dhangours les avaient recueillis perdus dans les bois , épuisés et morts de faim. Ils disparurent une nuit, au moment même où M. Piddington voulait les envoyer à Calcutta.

Il résulterait d'autres indications qu'un M. Trail, plusieurs années commissiomier à Kumaon, aurait aussi vu de ces êtres extraordinaires et serait même parvenu à s'en procurer un dont l'apparence justifiait pleinement le nom traditionnel que lui donnaient les indigènes.

Enfin, d'autres témoignages viennent encore se joindre à ceux-ci pour attester sur différents points de la péninsule indienne l'existence de cette race inférieure.

M. Piddington décrit ainsi l'homme : « He was « short , flat-nosed, had pouch-like wrinkles in se- « micircles round the corners of the mouth and « cheeks ; his arms were disproporlionately long , « and there was a portion of reddish hair to be seen « on the rusty black skin. Altogelher, if crouched « in a dark corner or on a tree, he might have been « mistaken for a large Orang-Utan. »

Il faut bien remaquer que M. Piddington avait

Page 1