‹ De La Pneumonie AbortiveChapitre 21 sur 32 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Fièvre pneumonique abortive droîte. Herpès labialis (trois poussées successives). Albuminurie transiloire (Résumée)./[M. Leruzze, Th. agrég., Paris, 1886.

Valot, 18 ans, garcon de magasin, employé au rayon des meubles, célibataire, vigoureux, de bonne santé habituelle, tomba brusquement malade dans la soirée du 18 octobre 1882. Il est pris d’un violent frisson entre huit et neuf heures du soir. La nuit se passe au milieu d’un grand malaise général accompagné de céphalalgie et de fièvre.

Cet état persiste le lendemain (19 octobre), la fièvre est intense puis survient une toux douloureuse et un point sous-mammaire droit apparait.

Le malade entre le 20 octobre à la Charité, dans le service de M. le professeur Hardy, suppléé par le docteur Landouzy. On note à la visite du soir une fièvre vive. Temp. rect., 40°2, on trouve au niveau de Ia région mammaire droite de la #2afilé; à l’auscultation on note, dans la même région, des bouffées de rdles crépitants et de la bronchophonie.

Le 21 octobre, troisième jour de la maladie, le malade à expectoré quelques erachats couleur d’abricot: les râles crépitants persistent dans la région mammaire ec la respiration y est devenue un peu soufflante . En outre, l'examen de l’urine décèle la présence d’une faible quantité d'albumine. Enfin une plaque d’herpès s’est développée au niveau de la lèvre supérieure du côté gauche. La température rectale est le matin 3806.

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Le soir, elle ne dépassera pas 3708. La défervescence commence au troisième jour de la maladie.

Le 22, le malade est dans un excellent état. La température rectale ne dépasse pas 37 degrés. Les râles crépitants de la région mammaire sont plus gros. Une seconde plaque d’herpès s'est formée au niveau de la lèvre inférieure du côté droit.

Enfin, le 23, cinquième jour de la maladie, l’albuminurie a définitivement disparu. Il n’y a plus d’expectoration. Une troisième plaque de vésicales herpétiques s’est formée au niveau de la commissure labiale droite.

Le traitement a consisté uniquement en ventouses sèches appliquées sur le point douloureux.

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