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lieux ou amphorique , indiquant la fonte de 1) partie caséeuse. La caverne est constituée et s reconnaît à ses signes ordinaires, râles caverneux, gargouillement, pectoriloquie , exceptionnel)! • ment du tintement métallique.
Les malades peuvent présenter des symptôim ; du côté d’autres organes. Souvent ils ont de li diarrhée : nous pouvons aussi mentionner Fanasarque et quelquefois l’albuminurie, surtout dam la dernière période.
Tous ces symptômes pulmonaires et autres s’ac' cusent de plus en plus; les sueurs nocturnes son abondantes et se répètent souvent plusieurs foi dans la nuit. Un amaigrissement rapide s’empara des malades, la dyspnée devient souvent considéi rable; les hémoptysies peuvent reparaître, et dair une telle proportion qu’elles déterminent la moisubitement. Enfin, dévoré par une consomption rapide, le malade s’éteint après une agonie plus on moins prolongée.
Forme subaigue. — La forme que nous venon.': ' d’étudier n’est pas très-fréquente ; mais on peut 1;b considérer cliniquement comme une affection bieiij déterminée, avec des caractères spéciaux, distincts.j qui permettent de l’isoler. Dans la forme subaiguë.i voici comment les choses se passent en général : dans le cours d’une de ces maladies fébriles com-' munes au premier âge, ou plus rarement à la suite! < des mêmes affections développées chez un adulte.- *'
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m malade est atteint de bronclio -pneumonie secondaire aiguë ; on en observe tous les signes : iVdes sous-crépitantS;, souffle erratique, submatité oar places, fièvre et dyspnée intenses ; au bout de jiielques semaines, on est frappé de voir que les symptômes persistent : on entend les mêmes râles, d même le souffle, jusqu-alors erratique, devient )lus persistant, plus localisé; les râles arrivent â orendre le timbre métallique, ils sont plus sonores, a fièvre persiste, Tappétit se perd de plus en plus : a malade maigrit, s’étiole, le teint pâlit ou se yanose , la dyspnée devient de plus en plus forte ; •n observe de la diarrhée.
Les signes locaux qu’on a pu constater au début e cette nouvelle phase deviennent plus intenses : i matité augmente d’étendue, le souffle devient eu à peu amphorique, et, à un moment donné, n observe tous les signes de cavernes bien coni^ituées ; ces excavations paraissent disséminées, ms affecter plus particulièrement le sommet.
A la suite de ces lésions les enfants qui ont déjà e la tendance aux éruptions ulcéreuses, aux angrènes par le fait de la maladie aiguë primitive, cuvent voir ces diverses lésions prendre un carac- *re torpide, s’étendre meme par le fait de lanouclle cause de consomption qui vient d’envahir leur cgaiiisme. La scène pathologique devient alors elle de l’état hectique. L’anasarque, l’albumi-urie peuvent s’observer, ainsi que l’oedème des lalléoles : le teint est blafard et les enfants suc-
combent à la période de cachexie la plus avancée^
Cette affection peut se terminer en cinquante jours environ. Lorsqu’elle dépasse cette limite ' elle rentre dans la forme chronique que noui allons étudier.
A l’autopsie d’un phthisique on est souvent frappé de l’étendue des“ foyers d’infiltration jaum de pneumonie caséeuse, et l’on ne retrouve pas en consultant les souvenirs cliniques qu’on a gardé.du malade, les symptômes par lesquels se révèh d’ordinaire la pneumonie et qui auraient dû correspondre au développement de ces foyers pneumoniques. Mais, à côté de ces cas où les symptômes sont négatifs, il y en a d’autres plus tranchés et dans lesquels les signes généraux concordent plus ou moins avec les signes locaux.
A la suite d’un catarrhe bronchique causé par refroidissement, ou par suite d’un séjour dans une atmosphère irritante , quelque fois après un simple refroidissement ou une hémoptysie, les individus déjà antérieurement phthisiques sont pris d’un léger frisson sans point de côté en général. A l’auscultation on trouve dans des points où on n’en avait pas encore constaté l’existence des râles à bulles moyennes, ou même de^ vrais râles crépitants, puis du souffle. Ce phénomène s’accompagne de fièvre. 11 y a en même temps de la submatité et même de la matité. La toux peut devenir plus fréquente et aux crachats purulents ou mucoso-purulents qui existaient antérieurement on peut voir
succéder des crachats teintés de sang ou même franchement hémoptoïques.
iJ 11 paraît bien qu’il s’agit là d’une véritable pneumonie, quelquefois même d’une pneumonie franche développée cliez un tuberculeux. Parmi ces ftfcpneumonies, il en est qui, suivant la remarque de «P MM. Andral, Louis et Grisolle, se résolvent comme eij'chez un sujet antérieurement sain ; cela s’observe surtout chez ceux qui n’ont pas encore été profondément débilités par la phthisie. Dans d’autres cas, la pneumonie ne se résout qu’en partie. Le souffle idisparaîtet fait place à des râles de retour; mais dans un point beaucoup plus restreint que l’éteniue de la partie antérieurement hépatisée et surplm ';out au voisinage des parties anciennement malaises, on voit persister de la rudesse de la respi- •ation avec diminution de la résonnance et de ’élasticité , un certain degré de bronchophonie, et •U bout d’un temps variable surviennent dans la nême région des craquements, puis les divers ignés sthétoscopiques par lesquels se révèle la foruation des cavernes. On voit qu’il s’agit bien là le pneumonies survenues chez des phthisiques et [ue dans un certain nombre de cas, cette affec-» ion intercurrente entraîne une augmentation plus >u moins notable de la lésion pulmonaire préexitante.
hntre la forme chronique, qui ne se révèle pas •ar des symptômes appréciables et que nous avons ignalée plus haut, et la forme que nous venons
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lle décrire en dernier lieu, et qui est en quelqui sorte un épisode plus ou moins aigu dans la inar-t che de la phthisie, il y a certainement plusieurs formes intermédiaires dont les symptômes son] plus ou moins dessinés et qui répondent à la rapidité de la marche et à Tétendue variable des processus pneumoniques. — Mais nous avouons, dans Fétat actuel de la science, notre impuissance à bien dégager ce qui, dans cette symptomatologie complexe, appartient en propre à ces pneumonies jus- ({u’à présent mal caractérisées, et nous renonçons à les décrire. C’est aussi à dessein que nous avons laissé de côté quelques symptômes qui s’ohserventi journellement chez les phthisiques. Nous avonsi voulu ne rappeler que ceux que les cliniciens re-^ connaissent appartenir en propre à la pneumonie»| caséeuse. Mentionnons toutefois la rougeur de la*» pommette et divers phénomènes du même ordre,*;! sous la dépendance d’un trouble dans les fonctions)! du sympathique, qui s’observent si fréquemment, j^( et qui peuvent, en donnant l’éveil sur l’existence s d’une pneumonie, servir utilement au diagnostic. (Gubler, Perroud, Lépine.)
Forme chronique bénigne. — Il nous reste à parler d’une forme qu’on observe quelquefois dans les hôpitaux, mais bien plus souvent dans la clientèle privée.
Un malade, sous le coup d’une diarrhée, tousse un peu, sa respiration est courte, l’expectoration
.lodérée. A l’auscultation, on trouve sous la clavilule quelques craquements et une expiration souflante; quelquefois le souffle est plus accentué.
1 n’y a ordinairement à la percussion qu’un peu ‘6 perte d’élasticité. Le malade ne présente un peu éessoufflement que lorsqu’il monte un escalier; m n’observe ni sueurs nocturnes, ni hémoptysie, ^ous l’influence d’un traitement ou d’une saison
Issée aux eaux, on voit ces phénomènes s’amenr : il ne reste qu’un peu de diminution du bruit spiratoire, d’affaiblissement du murmure vésidant, sous l’influence de refroidissements; mais s mêmes symptômes peuvent reparaître et le traiment les amender de nouveau : on a dans ces ,s affaire à de la pneumonie caséeuse, le plus nvent chez des sujets non tuberculeux.
Il est de ces malades chez lesquels on observe s mêmes signes locaux pendant des années, et algré cela l’état général est excellent; il n’y a l’un peu de toux, d’expectoration et de gêne resratoire en montant un escalier. Les signes locaux le fournissent la percussion et l’auscultation , ^montrent que l’affection peut persister longtemps :ns aboutir à la formation de cavernes.