CHAPITRE IX
Pathologie comparée. rx •vi*'
Je regrette de ne pouvoir rien dire de la pneumonie caséeuse chez les animaux; j’en suis empêché et par le manque de temps et par l’insuffisance des matériaux, car on ne la connaît bien que dans l’espèce bovine où elle est, comme chez l’homme, liée à la tuberculose, et chez le cheval comme lésion de la morve . Chez les autres animaux domestiques, on ne la rencontre pas; et quant aux animaux étrangers à notre pays, tels que les bêtes féroces et les autres animaux de ménagerie, les observations sont, pour une bonne raison, muettes quant aux symptômes et ne renferment qu’une description généralement peu précise des lésions pulmonaires. Je ne saurais donc en parler avec connaissance complète.
Sur la pneumonie caséeuse chez le singe, je trouve quelques renseignements dans l’ouvrage de
M. Schmidt (1). Je les reproduis, les lésions présentant quelques particularités.
Tantôt un seul, tantôt les deux poumons sont atteints, et quelquefois dans une si grande étendue qu’on a peine à comprendre que la respiration ait pu avoir lieu. Les masses caséeuses sont fréquemment ramollies à leur centre. Dans les masses anciennes, on trouve au contraire le centre plus dur, de consistance cartilagineuse; quelquefois offrant des dépôts de sels de chaux abondants. Plus rarement on rencontre des nodules d’une substance transparente, vitreuse ou gélatiniforme, de teinte grisâtre, de forme non point sphérique, mais plutôt radiée, et dont les saillies s’enfoncent dans le tissu pulmonaire. Ce, tissu est rouge, gonflé par l’inültratiqn; il offre une certaine résistance au toucher, et cela surtout dans le voisinage de la masse gélatiniforme,. car plus on s’en écarte, plus le tissu se rapproche de sa constitution normale.
Dans le cas d’infiltration, on trouve une partie plus ou moins considérable des poumons infiltrée d’une substance qui ressemble plus ou moins à celle dont nous venons de parler. Quelquefois les deux espèces se rencontrent concurremment; un poumon d’abord parsemé de nodules devient le siège d’une infiltration.
L’infiltration qui occupe souvent une portion considérable des poumons se compose souvent de
(d) Zoologische klinik. — Die Krankeilen der Affen, p. 7i.
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j plusieurs couches déposées en des points différents t et que Ton peut facilement distinguer les unes des ; autres.
Le ramollissement et la formation de cavernes >sont encore plus communs dans Finfiltration que (dans le cas de nodules, et ils amènent une destructtion beaucoup plus considérable des poumons atttaqués, en raison de Fextension plus grande que [prend Finfiltration. Dans ce cas, le poumon de- ^ vient semblable à un sac divisé en compartiments, let ces poches sont remplies d’une sanie infecte, à Itravers les métamorphoses de laquelle il est sou- |vent difficile de distinguer la moindre trace du Itissu pulmonaire.