PREFACE
NuUius jurare in verba magistri.
La devise que je place en tête de cette étude indique seulement que j'ai voulu faire œuvre d'éclectisme. Cependant, dans la partie qui traite du droit français, je me suis inspiré spécialement de l'ouvrage récent et encore trop peu connu de M . Léon Wodon (Traité théorique et pratique de la Possession et des Actions possessoires ,2\o\.m'-S,^T\xKB\\Q^, 1866) . Souvent, il est vrai, j'ai combattu ses doctrines, en m'appuyant sur la jurisprudence la plus récente que j'ai tâché d'analyser. Mais entre mon modeste essai et l'œuvre excellente de cet auteur, il y a du moins ce point de commun, qu'à son exemple j'ai pris pour base de mon travail l'étude approfondie du droit romain, éclairé par les écrits de MM. de Savigny, Molitor, Machelard, etc. C'est en m'appuyant sur cette base que j'ai cru pouvoir émettre quelques idées qui, si elles sont nouvelles en doctrine, ne font cependant, et en général, que dégager les principes consacrés, dans des décisions d'espèce, par les arrêts les plus récents.