‹ De la possibilité de redresser d'une manière permanente l'utérus en rétroversion par la soudure du col à la partie postérieure et supérieure du vaginChapitre 3 sur 4 · PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBSERVATION

Rétroversion de F utérus dans F état de vacuité; abaissement de cet organe; granulation du col ; cautérisations simples et cautérisations de la lèvre postérieure du col et de la partie correspondante du vagin; formation d’une bride entre ces deux points ; cessation de tous les accidents de la rétroversion.

Mme B..., âgée de quarante ans, ayant eu un enfant, éprouvait depuis longtemps de la fatigue en marchant, une sensation de pesanteur sur le siège, et un affaiblissement des fonctions digestives.

Le 11 mars 1848, je constate une rétroversion très-prononcée de l’utérus. Le col est assez largement ouvert et sa cavité présente des granulations rouges de différents volumes. Il existe, en outre, un abaissement de l’utérus et une grande laxité de la paroi postérieure du vagin.

Après avoir employé des éponges et cautérisé les granulations, je pratique, le 30 novembre 1849, la cautérisation

de la lèvre postérieure du col, sans essuyer l’excédant de caustique que je destinais à agir sur la partie correspondante du vagin. Une amélioration notable se fait sentir au bout de quelque temps, sous le rapport des symptômes de la rétroversion, et le 2 février suivant, je constate que l’utérus tend à se redresser, et qu’il s’est formé derrière le col une bride adhérente au vagin. Néanmoins, dans la crainte que cette bride ne soit insuffisante, je fais une nouvelle cautérisation dans un point voisin de la bride. L’amélioration a été progressive, et le 1er février 1851, un examen attentif me fait reconnaître que le col de l’utérus est dans sa direction normale et retenu par une bride formée entre cette partie et le vagin ; tous les symptômes de la rétroversion ont cessé, mais l’abaissement de l’utérus et la laxité des parois vaginales existent toujours et produisent quelques symptômes, très-supportables en comparaison de ceux qui existaient avant le traitement.

Page 1