LA 30DRCB DE L'ART 0AUL0I
celui qui partait pour contiouer ses épreuves dans le cercle des voyages,
Les cérémonieB funèbres de nos aïeux avaient été tellement défigurées par les historiens que, possesseur de documenta authentiques dessinés d'après nature, nous avons cru nécessaire de leur rendre leur véritable aspect.
Si nous nous sommes laissé entraîner par la poésie, si nous avons cité quelques vers de leurs chants, si nous avons cherché à colorer notre récit, qu'on nous le pardonne. Comment ne pas être ému et comment ne pas céder à cette émotion, quand on parle de ces Gaulois du temps de la liberté? Le cœur frémit en pensant à ceâ héros, et nous n'avons pu résister au plaisir de semer aussi quelques fleurs nouvelles sur ces tombes vénérées.
L'inhumation, le repas, la séparation première, nous avaient fourni d'heureux rapprochements ; le souvenir du mort gardé saintement devait nous réserver de plus douces surprises.
Nous avions vu la femme à la coiffe jaune, dans les villages oubliés de la (^omouaille française, venir répandre le lait sur ses tombes, pour rassasier la soif de Vépoux qu'elle espère retrouver un jour, et nous avons été rechercher dans le vieil Homère l'explication UErïve de ce fait. 11 nous a montré le vaillant Ulysse calmant aussi la soif de ses chers morts au pays des Cimmériens, et versant à la troupe serrée des m&nes, d'après le conseil du héros Thirésias, la libation sainte. Et le Vcda nous a raconté comment Baratha dans l'Inde, faisait cette même libation en plongeant ses deux mains dans la pure Carayou, le visage tourné vers la plage soumise k l'empire d'Yama, étancbant une autre soif aussi sainte, celle de son père « qui erre dans le monde où habitent les âmes, n
Comme l'ovaire à peine formé de la plante de Yichnou, d'Indra, de Patch ou d'Hator, la mère d'Horus, flotte dans le calice, veuf de sa parure, sur les lacs de Cachemir ou dans les étangs sacrés du Nil ; celui des nénuphars blancs, se laissait voir dans la même coupe au milieu de nos grandes rivières.
Le potier gaulois se ressouvint, et le regard le plus distrait jeté sur nos vases, devait nous servir de guide certain dans cette exploration.
Les mystères de la grande Isis nous ont ensuite tenté quelque peu. Là, nou3 marchions presque dons l'inconnu, mais dès qu'il nous a été permis de rapprocher nos coupes des coupes égyptiennes, la lumière nous a été donnée par les voyants; et le symbole du «Taureau noir qui
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ensemence le monde m dous a facilement expliqué ceux des enceintes sacrées des prêtres qui versaient le i6ma daos l'Inde védique, ceux des sources persanes et de Vomone des sept promeneurs du Zend-Avesta ; comme aussi ceux de l'initiation de Taliesin et des cercles des Cromlechs; comme aussi ceux de la signification des mariages par la coupe, i( qui rendent les femmes stériles, mères de beaux enfants, d'une postérité pure », et que noas a consen'é si précieusement la belle légende de la fondation de Mussulic.
11 nous était impossible de comprendre autrement la persistance de la coupe jetée dans les tombes par les paysans du Morvan et de l'Aveyron, de la coupe placée sur la poitrine des dormants de Champagne ; la persistance do la forme de ces coupes gauloises, si complètement semblables aux coupes égyptiennes, et la mémoire sainte du lotus, ce trait d'union de l'Egypte et de l'Inde, gardé jusque dans le pays de Galles, au fond de l'Angleterre.
Culte divin du Per, nous t'avons suivi à travers le moyen âge luimême, et sous des transformations nouvelles; quel n'a pas été notre bonheur de te retrouver dans la mémoire des conteurs du foyer, pur comme autrefois.
11 nous a suffi da gratter du bout de l'ongle la couche grossière dont on avait couvert ta forme élégante, pour te faire briller à nouveau du plus bel éclat, mis en pleine lumière par le beau soleil du Fenjab et du lac des merveilles.
Une forme restait, moins végétale peut-être, quoiqu'elle se rapproche quelque peu du fruit, mais où l'identité paraissait encore d'une manière plus visible peufrêtre. C'est la forme ovoïde de tant de nos poteries.
Le grand scarahée de Thèbes est venu l'interpréter & son tour, puis (1 le créateur actif» Ptha, fils de Cneph, a confirmé l'interprétation du scarabée. <i L'essence éternelle, la cause invisible m de froAma, avaient leur signe ; Creiz Viou, fille de la nature, devait avoir le sien ; et « l'œuf de la résurrection » , ce verbe d'espérance, conservé en Perse comme en France au renouvellement de l'année, est venu nous prouver que s les conquérants passent et troublent l'univers du nord au midi, du levant au couchant, il est des choses qui surnagent après les grandes perturbations, les immenses tueries d'hommes s'égorgeant pour l'ambition de quelques-uns ; et que parmi ces choses, celle qui reste surtout étemelle, c'est cette idée sublime et forte de la Gaule, notre mère, de la Perse et de l'Inde, ses sœurs ; l'idée de I'iMUO[tTAi.rr&.
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Celait donc une saine hardiesse d'oser intituler la première partie de notre travail : I'Orient en Gaule, et nous l'avons eue. Pour nous, de là, non d'ailleurs, sont venus directement les inspirations, les coutumes, les croyances, l'art enfin de la patrie. Heureux si nous sommes arrivé à le iaire compiendre, à le persuader à nos lecteurs.
Une voix s'était élevée bien avant la nôtre, criant : « Voilà le chemin!» Nous n'avons fait que répondre à cette voix, celle du Polonais Lclewel, faisant appel h aux ardents et aux jeunes». Ne voulant pas rester assis sur le bord du chemin, et nous hasardant quand même dans les sentiers montrés par lui « aux hardis et aux lucides», nous avons osé, sans avoir certes n l'œil du clairvoyant » qu'il réclame, nous jeter à corps perdu dans cette voie. Amoureux de ces poteries gi-ossiëres dupeuple, qui, pour nous, sont l'expression même de la civilisation tout entière d'une race, nous avons cherché à constater, par les faibles moyens qui étaient à notre disposition, la parenté orientale qu'il indique ; semant quelques jalons sur la route qui mène de la Gaule au pays des Aryas, et cberchant à réaliser ce mot si juste do Briseux, « caries poètes seuls, comme le dit si bien Feydcau, ont la vraie révélation du passé, n
Ma race aux longs cbeveui ett lllle do t'Aaic, Et U lande a gardé la (leur de poiiie.