‹ De la poterie gauloise;Chapitre 43 sur 107 · LES INSTRUMENTS DE LA CTTILISATION (LB SOLDAT · texte numérisé non relu

LES INSTRUMENTS DE LA CTTILISATION (LB SOLDAT

des casques ondulaient sous la brise conun? un champ de fleurs au souffle au printemps. Sur le talus, garni d'énormes palissades, grouillait la valetaille italique. On faucha tout le jour.

Puis, quand la vague eut emporté tous les débris, tous les cadavres, comme la ville se rendit, on massacra tous les vieillards ', ce qu'il ap> pelle dans son jai^on latin : n les sénateurs des "Venètes, » ces blancs rêveurs de Karnac, d'Ardeven et de Locmaria, Le reste fut vendu et

Pig. 79. ViM ds lain nagt liitris. (PoUrie umieDne ai^llée.) OcneœmUtion monlie, dci ilglw duu dei gnirUadu («rmipiM par d« len de lance ; »□• une arcade, un panonuge le meolan appufi aor la main.— Prgïenaoce Cologne. Hautoor, Il Mnliœèt»» ; Urgsur, 19 «enUmilre». —

: Ni>I3«dD Catalogue.

marcha vers l'Italie sous la lanière des trafiquants de chair humaine. A propos de ce fait, S. M. l'empereur Napoléon 111 dit « qu'il fallait bien apprendre aux Gaulois à respecter le droit des gens ^ ! ! »

1, lUqae omnitenalu necato reiiqDoaBUb corona vendidit.

11 Ht mettre à mort tout le sjnal et vendit tes «ulrea I l'eDotn.

3. Ctau Toulanl obliger Ici Gaulais à respecter le droit de) gens, fit mettre ï mort tout l« téuat et Tendro k l'encan le reste des habitant».

Ce chltimenl onielluiaété justement reproché. Cependant ce grand homme donna (I loment det preuvet de la clémence envers les vaincus, qu'il dut céder à de* rmsons politiques bien puissantes poiir ordonner une exêeuUoD si conlrairo à ses habi~ tildes et ï son caracUre. a Histoire de César, t. 11, p. 1!9.

L'empereur Napoléon I" est un peu mains féroce.

<■ L'on ne peut que détester la conduite que tint César contre le sénat de Vannes. Ces peuples ne s'étaient point révoltés; ils avaient fourni dea oUses, avaient promis de vivre tranquilles; mais ila étaient on possesalon de toute leur lil>erté et de tous leurs droits. lia avaient donné lieu à Céair de leur faire U ^erro sans doute, mai> non de molerle droit des gens ù leur tgard, etd'abuser de la victoire d'une manltra

134 POTERIE OACLOISE.

L'été touchait et sa. fin. César sn contenta d'une petite expédition dans le Nord; on brûla toute une contrée, puis il gagna la Cisalpine, où il prenait ses quartiers d'hiver, entouré d'une foule de courtisans qui, dans l'intervallo de ses campagnes, accouraient de Rome pour l'aduler à loisir et conspirer avec lui l'asservissement de sa patrie '.

« Le plus sûr moyen de se pousser à la tyrannie, dit le bon 'Amvot dans sa glose de Plutarquo, est d'avancer aux dignités de» garnemenU pour exécuter tant plus aisément ses vengeances particulières. »

Après, la grande boucherie recommença.

Près de Clèves, toute une nation campait tranquille, quatre cent trente mille individus : les Usipètcs et les Tenchtèrcs. Ils demandaient à César une concession de terrains. On retint les ambassadeurs. On envahit le camp pendant la sieste du milieu du jour {Dion Cassius). Les femmes et les enfants se mirent à fuir vers le Rhin. La cavalerie romaine reçut l'ordre de les massacrer; sans perdre un homme, ils frappèrent tant que leurs bras purent frapper et soutenir leurs sanglantes épées. Tout fut tué; ceux qui s'échappèrent périrent dans les eaux du fleuve *.

ansii atroce. Ces moyens ne remplissent jamais leur but; Us exaspèrent el révoltent les natioDs. u

Observations de l'empereur Napoléon 1" sur le troisiÈnie livre dos Commenta iVet, p. 138. Édition Charpentier, 1863.

L'auteur de la Vie de César n'est, du reste, pas heureux avec les Venéles. Ses coIlBbornteurs, si judicieux d'orilinaire, lui ont fait fdre enlièrement Tausso roule en cette circonstance. Il place le lieu de la bataille de la notle romaine dans la baie de Snint-Uildus. 11 eulHt d'avoir la connaissance la plus superllcielle du pays, de savoir l'emplacement vrai de Dariorigum (Locmariaquer), et celui du camp d'or Wostitl, pour déterminer l'endroit du combat et le placer 1 l'entrée de ta rivière d'Auray... Voit ta brochure de M. Tranois, proviseur du Lycée de Salnt-Brieuc, oh la question est complètement élucidée dans ce sens.

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