‹ De la poterie gauloise;Chapitre 44 sur 107 · Histoire de Gaulois, t. II, p. 1D8. Amédée Thierry · texte numérisé non relu

Histoire de Gaulois, t. II, p. 1D8. Amédée Thierry

2. Reliqua multitudo pueroruro mulierumque, passim togere cmpit: ad quos consectandoi Oesar equitatum mïsit... magno numéro interjecto, reliqui se in (lumen pneuipitnverunl, atque ibi timoré lassitudine vi Quminis oppressi perierunt. N'uslri aii unum omnes incolumes per paucis vulneralis et tanti belli timoré quum hostium uumerus capitum CCCXXX millium fuisset, le In castra reoeperunt.

Le peste de cette Touic, les enfants et les femmes commencèrent ï fuir de tous

eûtes et César lança sa cavalerie & leur poursuite Un (^and nombre avaient

été tués ; ceux qui restaient se précipitèrent dans le lleuve, et y périrent victimes de leur frayeur, de leur fatigue et de la violence du courant. Los nùtres ne perdirent pas un seul homme; ils n'curenl que quelques blessés, et délivrés de ta crainte qu'inspirait une guerre où le nombre des eonemia était d« quatre cent trente mille, ils rentrèrent dans leur camp. Commentaires, liv. IV, XIV et XV, p. 154.

La bataille se livra dans les plaines de Goch. ~\. V Hisloire diCétar, t. II, p. 1(1 «t auiv. et l'Atlas, — i la planche U.

LES INSTRUMENTS DE I,K CITtLISATION (lE BOLDAT). 135

Alors on écrivit à Home, et le s6nat enthousiasmé ordonna des prières et rendit grâces aux dieux.

Lorsque les prêtres eurent fini de brailler leurs Te Deum, Caton se leva, la honte lui montait au visage. « Des actions de grâces, s'écriat-il, YOtez plutôt des expiations! suppliez Dieu de ne pas faire peser sur nos armes le crime d'un général coupable; livrez César ; que l'étranger sache que Rome ne commande point le parjure et qu'elle en repousse le fruit avec horreur'. »

On laissa dire Caton. Il ne perdait pas son temps à la cour de Lacques et de Pise, le César, il y marchandait des consciences, il en achetait, comme il aurait marchandé, comme il aurait acheté des troupeaux.

A cette époque, les consciences étaient d'un prix plus élevé que de nosjours. La neutralité d'un consul lui coûta mille cinq cents talents (8,350,000 francs), et la connivence d'un tribun six cents grands sesterces (12,300,000 francs), Caton pouvait parler, le timbre de sa voix n'était pas assez métallique pour se faire entendre au milieu du forum italien '.

César reprit sa course et continua ses divins brigandages.

On avait brûlé les forêts et les maisons chez les Belges, du côté de Breteuil et d'Amiens'. On brûla tout un pays au delà du Rhin, chez tes Germains, le pays de Ronn^.

On brûlait partout.

Dans l'île de Bretagne, une contrée entière fut incendiée, les rives de la Tamise". Tous les villages, chez les Nerviens, disparurent, l'Artois tout entier^. Une multitude d'habitations, chez les Ménapes, eu-

1. PluUrque, XXII; Histoire desGaulois, L II, p. 16S. Araédéo Thierry.

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