HBnrl M»rtio, Hiitoire de France, I. I, p
3> Amédée Thierry, Hùloire dei Gaulois, t. lU P- 330.
*. Idem, p. 337.
5. At nostri eguites', qui paullo ante cum rcsistenlibus fortlsBime conlIixeraTit, lielitift victorise elaU, magno undique clamore Bublato, oedenIJbus circumfusi, quantum equorwn vires ad pertequendum dexirague ad ciedendum valent tantum eo finelio inlerficiunt. Itaque aropUus miltibus XII aut armatoruro, aul eorum qui eo timoré arma |>rojecert[it, interrootii, ornais muttitado aapitur impedimentorum.
Notre cavalerie qui, peu d'iustants auparavant, les avait vaillamment attaqués, malgré leur résistance, entraînée par ta joie du triomphe, pousse sur toute la ligne une bruyante acclamation; et se répandant autour des fuyards, elle en tue autant que la vigueur des chevaux permet d'en atteindre dans la poursuite et que les bras peuvent en frapper. Plus de douze mille hommes furent tués ainsi, les uua tenant encore leurs armes, les autres les ayunt jetées par frayeur. Tout ce qu'ils avaient de bagages fut pris. — Commentaires, llirlius, Uv. VIII, XXIX, p. 13S.
LES INSTRUMENTS t>B LA CIVILISATION (lB SOLDAT). 147
marchandise du pays. Ne sachant que faire de ce qui lui restait de prisonniers, le doux César fit couper les mains à tous ceux qui avaient -porté les armes, et les lâcha à travers les champs dévastés de la patrie pour servir d'exemple à ceux qui oseraient penser désormais à une revendication <.
Gaius Julius Cffisar avait terminé son œuvre !
Les cités gauloises étaient vides, l'herbe croissait sur les remparts détruits, les campagnes roussies par les flammes, s'étendaieut au loin désertes, lugubres, funestes, parsemées de iombelles oJl la terre fraîchement remuée, couvrait des monceaux de cadavres ; partout, ce n'étaient que maisons éventrées, murailles noircies, routes creusées par les chariots, arbres coupés, forêts brûlées, cendres, ruines, effondrements et destructions. Au milieu de ces désastres erraient des malheureux plus semblables à des ombres qu'à des créatures vivantes qui fuyaient vers la montagne à la seule vue d'une cuirasse romaine.
César fit approcher sa litière, s'étendit mollement sur des coussins de pourpre et demanda le dernier rouleau que lui avait fait tenir son ami Cicéron. 11 corrigea, en souriant, quelques-uns des mauvais vers de l'illustre orateur, puis, parcourant des yeux les plans de la grande villa publique, Forum entouré de portiques de marbre, dont l'emplacement lui avait coûté vingt millions et plus, et qu'il destinait aux plaisirs du peuple 3, il donna l'ordre à ses porteurs de prendre le chemin de l'Italie.
1. Cebmt, quam suam leailalem cognitani omnibus Boiret, naque vercrelur no quid crudeliUte nsturiB rideretur uperius feciase, neque eiilum coasiliorum buorum tnimailverteret, ai tali rations diveraii in locis pluTM rebellsN coQBiJiainissent; exemplo supplicii deterrendos reliquos eiisUniavit. Ilaque omnlbua, qui arma tulerant, manas pnecidit, Titamque concessil, quo tealaiior easct pœna improborum.
Cêaar, uchant que aa clémence éUit connue de tous, ne craignait paa qu'on attribuât à ia cruauté de son caraotire une mesure rigoureuse ; et comme il voyait qu'il ne pourrait mener ses projeta ï Ininne Un si les Gaulais venaient à se révolter aie si de différents cdtéa, il résolut d'elTrayer les autrea peuples par t'exrmple d'un grand cbàtlment. Il Ht donc couper les maina i tous ceux qui avaii^nt pris les armes, mais il leur laissa la vie aflu de témoigner d'une manière éclatante du châtiment dont il avût/rappé les coupables. —ConifxnifaiVej, Hirtius, liv.VIII, XLIV, p. 450.
V. pour la position d'UxelloduQum, le Puy-d'Is»olu, les planches 3< et 32 de l'Album de la ViedeCésar; Histoire de Jules César, t. II, p. 3i3.S. M. Napoléon III parle ici de ta jouceur bien eonntie du caractère de César, et oonaidére cet acte barbare, odieux, inoompréhenaibte, comme un exemple sévère, i '
2. Histoire des Gaulois, t. II. Amédée Thierry, p. 237. Rem glotlosissiroam. — Cic. ad AU., — epist. IS. Suétone. — C. J. Cœtar, a' £6.
Désormais îl avait résolu, dans sa pensée, de se consacrer au bonheur des Romains !
En dix ans, il venait de prendre huit cents villes, de soumettre trois cents nations, de combattre trois millions d'hommes, d'en massacrer un million et d'en vendre k peu près autant'.
La Gaule était ouvertes. .. a la civilisation I