‹ De la poterie gauloise;Chapitre 85 sur 107 · I. U nik d'Erwin, Mog.ptI., t. XIII, IStS, p · texte numérisé non relu

I. U nik d'Erwin, Mog.ptI., t. XIII, IStS, p

POTERIE GAULOIBE,

de'Carehitectum. M. Viollct-Leduc semble, du reste, la pressentir, cette évolution ; U l'indique au début de l'article oii nous avons puisé les considérations qui précèdent.

« Les débris romains, considérés comme œuvre d'art, dit-il, ne causent qu'un ennui et un ^dégoût profonds . Nulle apparence d'indivi-

dualité, d'originalité; les auteurs de ces œuvres monotones travaillent à la tâche pour gagner leur salaire, reproduisant des modèles déjà copiés, neTecourant jamais à la source viviilante de la nature, traînant

LA PERSONNAMTK GAULOISE. 227

partout, de Marseille à Goutaoces, de Lyon à Bordeaux, leurs poncifs. Ils couvrent la Gaule romanisée de monuments , tous revêtus de la même ornementation banale, des mêmes bas-reliefs mous et grossiers

d'exécution, comme ces joueui's d'oigue de nos jours, qui vont porter des airs d'opéra jusque dan;; nos plus petits villages '.

Fig. IH. Vue kTarMr en lam bluahc nuts, muni d'uni >aw. Huileur, Il ocnlimèlrM; \. Sculpture, (. VIII, p. 1D3.

La sculptare dans les Gaules n'était plus un art, c'était un métier s'abâtardiasant chaque jour.

PJg. I9T, ViM iTcner snUmbllDsIismuK. Iliuleur, lu ««minlètr». Vus â» futin tunèbn , an lu Iroota tonjourB *u noDibre ds (ni* di du CiUlogiis.

« Au point de vue de l'exécuUon seule, licn n'est plus plat, plus vulgaire-Mais comme cemposition, comme invention, on trouvcencorc dans

lutaui, U «ntimitnt ; Itrgear, 7 c«otimMi«*.

1 lis du CaUlogM.

ces fragments une sorte dâ liberté, d'orîgiaalité qui n'existe plus dans les tristes monuments élevés en Italie depuis Constantin jusqu'à la chute

LA PERSONNALITft OAULOIBB. 230

de l'empire d'Ûcoideat. L'esprit gaulois laisse percer quelque chose, qui lui est particulier, daos cette sculpture chargée, baQale, sans

caractère, et's'afTranchît parfois du classicisme romaJo en pleine décadence '.

u I<a (îaule semble ne pas vouloir rester absolument sooa l'influence étroite des arts romains.

'1 Partout s'aperçoivent des tendances originales.

(i Cette variété, dans un temps où la sculpture n'était qu'un travail d'ouvrier assez grossier, est remarquable. Elle permeUraîtde supposer que ces Gaulois romanisés des derniers temps étaîen fatigués de ces

i. Id., loe. cil.

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reproductions abâtardies des mcmos types, et qu'ilscherchaient à les abandonner ' .

H Les Romains ont possédé, dit-il ailleurs, la Gaule pendant trois siècles, ils ont couTert ses provinces de monuments ; op, dès que le trouble des grandes invasions est pusse, est-ce aux arts romains que le Gaulois recourt? — Non. il va rlicrclifip aillmirs ses inspirations

ou plutdt il les retrouve dans son propre génie ravivé par un apport puissant de peuplades sorties du même berceau que lui >. n

Nous n'avons pas dit autre chose à propos de l'introduction de l'élément grec dans la rénovation dont nous parlions plus haut.

u Race latine ! » s'écrie-t-il encore. Nous une race latine I Comme si nous appartenions & ces gens conAnés sur quelques hectares de l'Italie centrale, qui firent un moule, y coulèrent tout ce qu'ils semblent créer,

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