‹ De la poterie gauloise;Chapitre 97 sur 107 · l(I.,l. I, p. 309, t. II, p. tiu · texte numérisé non relu

l(I.,l. I, p. 309, t. II, p. tiu

2. Mol du (Ils do Hilpârio à Tours, Troisième récit. Auguslin Tliierry, t. II, p. 82.

it, Epi(h«laina composé par VcnantiuB Fortunatus pour los noces de Sighebert el du Brunehilde :

virgo miranda mibi, planitura jugali,

Clarior xlhGren Brunichildes lampado fulgrtis,

Lumina gcmmarum supernsLilunaine vultns.

Altéra iiata Venus, régna dolata decoris,

Nullaquo NoreiUum de gurgite talis lIibi*ro

Oceani sub Tonte natnt, non ulla Napea.

Pulchrior, ipaasuasBubdunt tibi lluroinanïniphaij.

Lactea cui faciès, incocta rubore coruscat.

Lllia miita rosis, aurum si intermiRel oatro,

Decerlata tuis nunquam so vullibus lequant,

Saphirui, alba adamas, crystalla, smaragdus, ia9[>i9,

Cadant cuncU, iiovam genuît lliïpania gcnimam! Pièces justificoliiKS, Augustin Thierry, t, I,p.3SS. Rieitt, p, 311,

Si le roi, et il s'eâ trouvait quelquefois, avait aussi des prétentions à la poésie, entre deux hoquets , après avoir gratïDé ses convives « d'écervelés, d'insolents, de bavards, ou de luxuHeux ', n il lançait à son tour des vers informes, perclus de tons leurs pieds, où les brèves couraient après les longues, les longues après les brèves, • sans ordre, saos suite, et les ivrognes applaudissaient avec des trépignemeols féroces, la poésie suave du victorieux Koning ^.

Puis comme, après tout cela, on avait besoin de paix, car il fallait bien cultiver les champs pour vivre, les rois qui se battaient, sur les corps de ceux qu'ils appelaient leurs sujets, faisaient de grands jui-Gmenta de ne jamais plus recommencer. Ils s'avançaient l'un vers l'autre tenant à la main de peUtes branches d'arbre, qu'ils échangaient eh signe de la parole qu'ils se donnaient mutuellement de ne jamais reprendre l'offensive >, Ils prenaient à poignées les tapis de soie qui recouvraient les châsses des saints. Les leuda rangés en demi-cercle liraient tous à la fois leurs épées, et les brandissaient en l'air en prononçant une vieille formule païenne qui dévouait au tranchant du glaive celui qui violerait sa parole. On. posait la main sur les reliques, on cbantait des psaumes, on portait des flambeaux de cire, et la foi tudesque, le mensonge brutal accompagné d'un gros rire interne, jurait avec la pensée de trahir aussitôt son serment de donner au monde le repos et la tranquillité «.

Lorsque la bête est repue, d'ordinaire elle se retire dans son antre; sa faim apaisée, elle étend sur ses pattes sanglantes sa gueule fatiguée, allonge ses grîiTes et, les yeux h demi fermés, se repose.

Le Frank après la bataille, après les incendies, les pillages, l'orgie et les serments, rentrait dans la grande forêt de Cuise dont les agrestes sites lui rappelaient les villages de l'ancienne Germanie et là se reposait, lui aussi.

. Le village royal se composait de grands bâtiments d'exploitation agricole, de haras, d'étables, de bergeries, de masures de cultivateurs, de cabanes de serfs, ce n'était pas un burg avec de hautes tourelles, des créneaux, des mâchicoulis, des poternes et des donjons, c'était une sorte de repaire de brigands, fortifié de palissades, garni de parapets

I. propos de lable du roi Hd/iéric, t. I, p. 302, id, 1. HirUme récit, l, II, p. S13, id.

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