‹ De la poterie gauloise;Chapitre 99 sur 107 · GESTA DEI PBR FRANCOS · texte numérisé non relu

GESTA DEI PBR FRANCOS

Le roi daignait parfois égayer la monotonie d'un pareil genre d'existence par quelques exécutions combinées avec soin.

Les empereurs romains savouraient les supplices, les rois fVanks étaient peut-Stre plus forts, ils en inventaient d'inconnus.

Je ne parle pas de Brunehaut, attachée toute nue à la queue d'un cheval sauvage, mais il faut lire Grégoire de Tours pour se rendre bien compte de l'esprit raflîné des Mérovingiens dans la tuerie.

Gonthram avait perdu un cor de chasse, on torturait toute la valetaille, on torturait les hommes libres, qui avment accompagné le roi dans sa promenade.

Tel noble franc était soupçonné d'avoir tué un bufDe sur le domaine royal, — à mort '.

Gaïlen, Grind, Gaukil avaient accompagné Merowig dans sa révolte ; on coupait les pieds, les mains, le nez et les oreilles de GaUen ; on brisait les membres de Grind sar une rone qu'on élevait en l'air, on se contentait de trancher la tête de Gaukil '.

Austrehilde se mourait, ses médecins devaient être des ignorants, ils ne pouvaient survivre à Austrehilde, on décapitait les médecins 3.

Deux amants, colons de Raukbing, s'étaient mariés sans son aveu. Un prêtre suppliait le seigneur, celui-ci promettait de De pas séparer ceux que Dieu lui-même avait unis, il faisait enterrer vifs les deux amants dans la même fosse *.

Ce due Raukbing, du reste, était un tyran d'une imafpnation remarquable, il aimait à souper, mais encore plus à se distraire en soupant ; l'un de ses jeux consistait à se faire éclairer par des torches de cire ; quand il éprouvait le besoin de ne pas y voir, il forçait ses esclaves porteurs de torches à éteindre les flambeaux entre leurs jambes nues, puis on rallumait les cierges, et l'on recommençait l'expérience. Raukhiug riait h se tordre des contorsions du malheureux chargé de produire, à sa voix, l'obscurité dans la salle du festin '.

Frédégonde trouva mieux : qui a parlé de Frédégonde a nommé la femme franke dans l'expres^on la plus complète de son atroce tempérament de Germaine pur sang. Frédégonde, c'est la reine mérovingienne dans toute la cruauté &oide de ses instiocts barbares.

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