Nouvelles biographies
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Le jeune Albert de Haller, était le fils d’une famille patricienne de B:rne. Il était d’une constitution faible et maladive, et comme le remarque Zimmermann, il était atteint de rachitisme.
Dès l’âge de quatre ans, il expliquait les jours de fête aux domestiques de son père, les passages de l'écriture sainte et leur faisait des exhortations pieuses. À huit ans, il avait extrait de Moreri et de Beyle 2000 articles de biographie. À neuf ans, il devait écrire un morceau de latin pour être admis à passer aux écoles supérieures, mais il fit mieux, et à l’étonnement des professeurs, il présenta sa composilion en grec. À dix ans, il se forma pour son usage, des vocabulaires grec et hébraïque, et des grammaires hébraïque et chaldéenne. À quinze ‘ans, il avait déjà fait des tragédies, des comédies et même un poème épique de 4000 vers où il avait cherché à imiter Virgile.
Cet élève de Boerhave, soutint sa thèse à Leyde, à l’âge de dix-neuf ans, en 1727. Ce génie précoce conserva toute sa vie cette faculté merveilleuse d’assimilation ; il s’occupa de poésie, théologie, médecine, linguistique,
pathologie... et à quarante ans il apprenait le suédois.
« Je ne me rappelle pas, dit Franklin (1706-1790) dans ses mémoires, le temps où je ne savais pas lire; je dois lavoir appris fort jeune, je le fis avec une facilité qui dans l'opinion des amis de mon père, annonçait que Je deviendrais un savant. » Il ne passa pas plus de deux ans à l’école; son père était trop pauvre, il l’employa auprès de lui, à couper les mèches pour faire les chandelles. Le jeune Benjamin Franklin aimait beaucoup la
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lecture ; il employait à acheter des livres le peu d'argent dont il pouvait disposer ; son père croyant avoir trouvé sa voie, résolut d'en faire un imprimeur. Il passait uné grande partie de sa nuit à lire et à douze ans il avait fait une ballade intitulée la Tragédie du Fanal et une Chan-
son de matelots.
Le jeune Vaucanson (1709-1782) (1), avait un tel génie constructeur qu'à peine avait-il regardé le mouvement d'une pendule à travers une fente de son étui, qu'il refaisait immédiatement une autre pendule en bois, sans autre
outil qu’un mauvais couteau.
Dans les écoles qu’il fréquentait, Priestley (1733-1804) se distinqua de bonne heure par une extrême facilité à apprendre les langues; outre celles de lantiquité il se rendit familier avec le chaldéen, le syriaque et l’arabe, et sans l’aide d’un maître il acquit quelque teinture de l'Allemand, de Ptalien et du Français. Il se plaisait beaucoup aux controverses religieuses qui ne firent qu’éveiller le doute dans son esprit raisonneur, Il devint moitié arménien et telle était l'incertitude de ses croyances qu’on refusa de l’admettre au nombre des fidèles de la
communion presbytérienne.
Joseph Louis Lagrange naquit en Italie en 1736 et mourut en France en 1813. Il était grêle, mince et pâle. À onze ans, il fut orphelin. Dès sa plus tendre enfance,
il manifesta un goût prononcé pour létude, mais les ma-
1, Félix Voisin. De l’homme animal,
nn
thématiques n'avaient encore aucun attrait pour lui: il sembla même les dédaigner d’abord et ne parut avide que de connaissances littéraires. Ce ne fut que plus tard qu'il se passionna pour les sciences ; il les étudia alors avec opiniâtreté. Son génie fut très précoce. À dix-neuf ans, il professa les mathématiques à l’école d’artillerie de Turin en présence d’élèves dont aucun n’était aussi jeune que lui. A vingt-trois ans il commença à se faire connaître et à vingt-cinq ans, il découvrit sa fameuse
méthode : De Maximis et de Minimis.
Monge naquit à Beaune en 1746 et mourut en 1818 ; son père était un marchand de la ville, peu fortuné, mais qui ne négligea rien pour son éducation. Au collège de sa ville natale il remporta les prix dans toutes ses classes. À ses études littéraires, il joignit la culture des mathématiques, de la ehimie, de la mécanique et de la géométrie. |
Ses succès précoces et multiples le firent, remarquer par les oratoriens de Lyon qui lui confièrent la chaire de physique de leur établissement, À quatorze ans il construisit une machine, à seize ans on le vit lever le plan de sa ville natale en s’aidant d'instruments géométriques fabriqués de ses propres mains. Le travail du jeune homme fut exposé à lhôtel de ville de Beaune ; un officier, de passage dans la localité, le remarqua et lui proposa de le faire entrer à la fameuse école de Mézières. À vingtdeux ans, il avait inventé la géométrie descriptive et les
lignes de courbure des surfaces.
Lazare Carnot, l’un des acteurs les plus fameux de la
— A — Révolution, naquit le 13 mai 1755 à Nolay, en Bourgogne, d’une famille bourgeoise très estimée.
Son père était lui-même un avocat très distingué qui avait treize enfants et sut leur donner une éducation excellente. Dans son enfance, il donna des signes non équivoques d’une intelligence active, étendue, vigoureuse et d’une aptitude spéciale pour les sciences mathématiques.
Pérez (1) raconte qu’à l’âge de dix ans il fut mené par sa mère dans un théâtre de Dijon. La scène représentait un combat. Tout à coup, l'enfant se lève et avertit le chef que son artillerie est mal placée et que ses canonniers découverts ne tarderont pas à être tués.
Il fit ses premières études dans la maison paternelle et n’entra qu'à douze ans au collège d’Autun. Après un sévère examen passé devant l’abbé Bossut, il fut admis au grade de lieutenant en second du génie et alla recevoir les leçons de l’illustre Monge à l’école de Mézières: il en sortit lieutenant en 1823.
L'Académie de Dijon ayant ouvert un concours en 1784 pour l'éloge de Vauban, il remporta le prix et fut cou-
ronné par le prince de Condé lui-même.
Cuvier (1769-1832), se fit remarquer dès son enfance par la précocité de son intelligence et par une curiosité ardente qui le poussait à s’occuper indistinctement de tous les genres d’études.
Le qoût de la lecture était pour lui une véritable passion et sa mémoire ne laissait jamais échapper ce qui lui
était confié. Il ne tarda pas à acquérir un degré d’instruc-