ANNEE
repère qu'on a signalés dans certains cas de somnambulisme. Le mécanisme mental est peut-être le même, el la couleur et la forme spéciale des touches de son piano correspondent peut-être chez lui à des sensations
auditives spéciales.
. Pourtant cette explication ne peut être maintenue, car 1l joue dans l’obscurilé presque aussi bien qu’à la lumière, et 1l ne regarde pas les touches quand rl Joue.
Donc c’est, selon toute apparence, le son spécial et
hideux de son piano accoutumé qui éveille en lui telles ou telles idées musicales et comme une succession to-
tale de notes et de symphontes.
Plus que le doigté, l’harmonte est tout à fait extraordinaire : il trouve presque toujours l'accord juste ; et, s’il hésite, comme cela lui arrive au début d’un morceau, il tâtonne quelques secondes ; puis, se reprenant, til trouve l’harmonre vraie. Ce rest pas une harmonte bien compliquée, etil s'agit presque toujours d'accords assez simples. Mais quelquefois il en invente de tout à fait surprenants.
À vrai dire, ce qui est le plus stupéfiant, ce nest ni le doigté, ni l'harmonie, ni lagilité, maïs l'expression. Il a une richesse d'expression étonnante. Qu'il s'agisse d'un morceau triste, ou qai, ou martial, ou énergique, l'expression est saisissante. J'ai fait jouer une fois à sa mère le même morceau qu'à lui : elle Le jouait assurément beaucoup mieux, sans fausses noles, ni hésitations, nt tâlonnements, ni reprises, mais le petit bébé avaït
beaucoup plus d'expression que la mère,