‹ De La Précocité Intellectuelle Étude Sur Le GénieChapitre 7 sur 29 · Lombroso. L'homme de génie · texte numérisé non relu

Lombroso. L'homme de génie

Ce bâtard montra la plus précoce intelligence. À sept ans, il reçut de son père les premières notions des sciences, et profita si bien de ses leçons qu’à vingt-deux ans il avait achevé ses études à l’Université de Pavie et y donnait des leçons de dialectique et de mathématiques. A

vingt-deux ans il était recteur de l’Université de Padoue.

A l’âge de dix ans, J. Bignion (1589-1656) publia une description de la Terre Sainte beaucoup plas exacte que toutes celles qui avaient paru jusqu’alors. Trois ans après il composa sous le titre de Discours sur la ville de Rome,un traité des antiquités romaines et un ouvrage très

savant sur l'élection des papes (1).

L’extrême précocité que l’on se plaît à accorder depuis Plutarque aux grands hommes, ne manqua pas à Gassendi (1592-1655), s’il faut en croire Sorbière et Bernier, ses disciples et ses biographes. Il donna dès ses plus jeunes années des marques non équivoques de son génie. A quatre ans il récitait des petits sermons, à sept il signalait sa vocation astronomique en donnant à ses camarades d’ingénieuses explications sur la marche apparente de la lune au milieu des nuages. À dix ans il haranguait en latin l’évêque de Digne et à treize ans, il composait de

petites comédies.

Blaise Pascal (2) est un des plus beaux exemples de

précocité dans le génie. Il était toujours maladif, influencé

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