OBSERVATION IL (BARTH
Homme de 63 ans, faible, souffrant également depuis 3 ans de troubles vésicaux et finalement de rétention d'urine et -d’incontinence nocturne. Il dut être cathéterisé et en raison de: difficultés du cathéterisme on dut l'amener à la maison de santé le 29-7-10. Prostate très petite et dure. A l’exmaen cystoscopique colonnes vésicales mais aucune altération de la vessie. Aucun signe de tabes. La pose d'une sonde à demeure resta. sans influence sur les troubles vésicaux. Ainsi le 8-8-10 on fit une prostatectomie transvésicale à l'anesthésie générale. Le col se présentait ici aussi sans altérations, la prostate était petite, dure, fusionnée, difficile à énucléer. Elle se composait de deux lobes plus gros que des haricots et le tout pesait 7 gr. Au microscope c'était le tableau d’une prostalique chronique scléreuse avec dilatation des acini glandulaires et disquamation épithéliale.
Ici aussi on fit un drainage combiné à l’aspiration et lu guérison de la plaie vésicale se fit rapidement. Au début tout d'abord le malade conserva une certaine incontinence nocturne, tandis que le jour il pouvait retenir son urine et l'évacuer librement. À sa sortie le 10-9-10 il était déjà guéri de ce trouble ét il nous informait par lettre le 7-4-11 qu’il urinait 3, 4 fois par jour. Rarement il devait se relever la nuit et pouvait bien retenir son urine. Son poids avait augmenté de 21 livres.
OBSERVATION III (GROGSLIK)
Rétention chronique consécutive à une atrophie prostatique chez un homme de 61 ans; ablation d'une prostate de 10 gr. 5. Guérison avec relour complet des fonctions vésicales.
J. O. employé de chemin de fer, 61 ans, vient me consulter en avril 1908. Depuis plusieurs années il urine très souvent. A la fin de 1907 sont apparus les signes d'une rétention chronique incomplète avec ses suites habituelles : incontinences nocturne, troubles de digestion. En janvier 1908 ces symptômes prirent tant d'importance qu'un médecin de province dut faire un cathétérisme. Une rétention complète s’ensuivit qui condamna le malade à des cathétérismes réguliers. Dans : les premiers temps la sonde passait facilement mais plus tard le cathétérime devint de plus en plus difficile et parfois le patient était obligé d'attendre assez longtemps avant de parvenir à franchir l'obstacle ; il arrivait même que toute tentative était vaine et l'essai devait être remis à un moment plus propice.
Bientôt les urines devinrent manifestement purulentes, manifestation d’une cystite qui augmenta encore le nombre des cathéterismes nécessaires. C'est lorsque le patient fut las de se cathetériser qu'il vint demander un secours opératoire.
L'examen montrait qu'il s'agissait d'un individu faible,