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trécissement une hypertrophie qu’une atrophie de la prostate ». (Burknarpr). Enfin Burknarpr pense qu'il faut faire une place à l’atrophie déterminée par la présence longtemps prolongée d’une sonde dans l’urètre ; et pour cela il s'appuie sur deux observations rapportées par Bazy à l'Acad. de Méd. en 1897 : ce dernier ayant observé chez deux prostatiques qu'il traitait par la sonde à demeure, une diminution très sensible, et même une véritable atrophie de l’organe hypertrophié.
4) Forme sénile, « la véritable atrophie au sens strict du mot » (V. Friscu) qu'on oppose d'habitude à l'hypertrophie. Cette forme survient sans cause bien connue, presque toujours après la cinquantaine (V. Friscn) ou même dès la quarantaine (Encriscm). La prostate perdrait de son poids plus rapidement et de façon plus considérable que les autres organes, elle suivrait le même processus de raréfaction que les os, sans qu’on en saisisse la cause. Cette atrophie sénile serait la plus fréquente de toutes pour TaomePson et Messe qui lui donnent respectivement un pourcentage de 5,5 et 1qa %. Mais comme
‘le remarque BURKHARDT, ces auteurs ne tiennent compte
que de données autopsiques, qu'ils ne confrontent pas avec les données cliniques, aussi arrivait-il à compter beaucoup de cas légers, à peine indiqué au point de vue anatomique, et sur lesquels retardent probablement les symptômes cliniques qui pourraient la traduire ; ceci nous explique pourquoi BurkmarpT a observé beaucoup moins fréquemment cette variété d’atrophie en examinant pourtant un très grand nombre de malades urinaires. Pour lui l’atrophie sénile ne se rencontre que chez 2,1 %
des urinaires. Enfin envisagé comme cause de prostatis-
Pop
me l’atrophie correspondrait à 20 % du cas (GroGsLick), à Jo % seulement d’après les données opératoires (STE- NIER) ou même moins (Soaucraeis). La statistique de Burknarpr semble d’ailleurs un peu entachée d'erreur, car il y fait entrer deux cas d’atrophie sénile observés : chez des malades qui avaient subi l’un une castration double, l’autre une castration simple, 16 et 14 ans auparavant. En sorte que ces cas appartiendraient plutôt à la
forme suivante. \
5) Forme congénitale où fonctionnelle (ENcrisoH). —
Enczisca distingue en effet deux types différents : l’un /
d’atrophie ou de petitesse’ vraiment congénitale, où la glande est petite parce qu'elle s’est constituée et est restée telle, c’est la petitesse constitutionnelle d'Encriscn, l’autre qui serait une atrophie acquise, fonctionnelle et qui correspondrait à la forme congénitale des autres auteurs.
A) Décrivons celle-ci tout d’abord.
Cette atrophie congénitale ou fonctionnelle peut être le résultat de malformations congénitales portant sur le testicule, rarement sur d’autres organes, où au contraire succéder d’une castration ou à une affection distinctive du testicule.
L) Malformations congénitales. Nous éliminons d’abord les malformations prostatiques mêmes, très rares, d’ailleurs, un lobe prostatique peut être transposé (Luscaka} on manquer (BÉRAUD) sans autres anomalies, il y a alors défaut et non atrophie de la prostate. Le plus souvent il s’agit d’atrophie observée au cours de l’absence ou de l’ectopie testiculaire, soit unilatérale (monorchidie) Lo
bilatérale (cryptorchidie), parfois encore cette atrophie
AH
” s’observe concomitamment avec une atrophie simple du testicule, ou encore au cours de l’exstrophie vésicale, ou des malformations du rein. En cas d’ectopie testiculaire la prostate reste petite, infantile elle ne se développe pas. à l'instar du ou des testicules ectopiques. Soin rapporte un cas d’atrophie totale avec monorchidie, Lannois cite plusieurs observations de cas semblables, accompagnés d’atrophie unilatérale ou bilatérale de la prostate, et d’atrophie concomitante de la vésicule séminale. Mais il faut remarquer que l'atrophie ne correspond pas toujours au côté du testicule ectopique, qu’elle peut être totale avec une ectopie unilatérale, où inversement qu'elle put faire défaut en pareil cas. De plus BurkHARDT cite un cas d'hypertrophie des deux lobes de la prostate chez un homme de 59 ans porteur d’un testicule utopique gauche com-
plètement atrophié.
B) Castration ou maladie des testicules. La castration produit des résultats différents suivant qu'elle est faite. avant la puberté ou après celle-ci, chez l’enfant ou chez l'adulte. La castration est-elle faite avant la puberté, la ‘ prostate et les vésicules séminales restent à l’état infantile, avec: la même structure que la prostate sénile atrophiée, c'est à dire avec prédominance très marquée de l’élément fibro-musculaire sur l’élément glandulaire. Tel est le résultat fourni par les autopsies d’eunuques faites par
Bicnarz, GRUBER, Z/oparp, LANNoIs, PÉLICAN.
Il en va tout autrement si la castration a été faite après la puberté alors que la glande a atteint son complet déveloloppement. La prostate passe alors par plusieurs sta-. des régressifs. Aussitôt après la castration la glande subit
une « déplétion » et devient plus petite et plus dure. Plus
LE
tard commencent les métamorphoses régressives par les éléments glandulaires : les cellules épithéliales subissent une dégénérescence graisseuse et se résorbent entraînant une atrophie de plus en plus marquée de l'organe. Enfin peut être dans une troisième phase les éléments fibromusculaires subissent-ils eux aussi une atrophie, dont la réalité n’est pas démontrée avec certitude. C’est sur de semblables constatations qu’a été préconisée la castration dans l’hypertrophie de la prostate. « Si cette opération donne dans ce cas un résultat rapide et favorable ,celui-ci se rapporte surtout, à mon avis, à une décongestion momentanée de la glande. Quant à l’atrophie consécutive des éléments glandulaires/et fibro-musculaires hypertrophiés, elle n’a pas encore été péremptoirement démontrée jusqu'ici. Cette conclusion s’applique plus encore aux opérations entreprises sur les voies séminales pour obtenir l’atrophie » (BURKHARDT) :
Les maladies générales ou locales qui peuvent entraîner à leur suite l’atrophie du testicule provoquent, du côté de la prostate, les mêmes régression que la castration ainsi la syphilis du testicule, congénitale ou acquise, les orchites surtout celles des oreillons.
B) Atrophie constitutionnelle d'Excriscn. Encriscn justifie d’ailleurs assez mal la création de cette variété, qui nous semble se rattacher à l’atrophie par maladies générales ou par trouble de développement. Pour lui n’appartiennent à ce groupe que les petites prostates non développées et restées telles sans que soit intervenue une maladie causale. Ces petites glandes se reconnaitraient à ce qu'elles ont gardé leur consistance normale. L'origine en serait dans un développement incomplet de tout l’orga-
nisme, particulièrement du testicule et de la vessie dont la paroi resterait mince, faible, flasque sans tunique musculaire bien développée. Encziscx aurait rencontré cette atrophie dans lgo cas sur 1757 examens. L'intérêt de cette atrophie serait dans ce fait qu’elle peut provoquer la formation d’une valvule du col de la vessie, celle-ci se produisant d’après Encrisc, suivant un mécanisme hypothétique. Au cours de cette atrophie les faisceaux supérieurs du sphincter interne étant reliés peu solidement à la glande elle-même et aux faisceaux inférieurs deviendraient relativement indépendants de la prostate ; comme ces faisceaux sont au contraire reliés assez solidement au pubis par les ligaments pubo-vésicaux leur contraction attirerait en avant l’origine de l’urètre à sa partie postérieure, soulevant celle-ci en se rétractant : ainsi se formerait peu à peu la valvule du col dur à la contrac. tion physiologique du sphincter. Cette valvule est en
somme l’homologue de la valvule musculaire de Mercier.
Son rôle si important jadis à perdu presque tout discrédit de nos jours.
Telles sont les multiples formes pathogéniques recon-
nues à l’atrophie prostatique.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — L’atrophie peut donc por- ‘ter sur un ou deux lobes ; elle peut être plus ou moins accusée si elle est totale et réduire presque jusqu’à néant le volume et le poids de la glande : les lobes en viennent à avoir à peine le volume d’une fève, ils sont presque impalpables ; Thompson considère comme sûrement atrophiées les prostates qui pèsent moins de 12 gr. 5 ; celles
dont le poids oscille entre le 12,5 et 15,36 ne peuvent