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rugueuse, ellé n’est pas sensible à la pression (V. Friscn)
- ailleurs un peu sensible ou même douloureuse (Bur- KHARDT). En la massant légèrement on fait sourdre au méat un sérosité claire ou louche suivant qu'il ÿ a ou non infection.
La cystoscopie revèle enfin plusieurs altérations que BurknHarpr décrit ainsi : « À l’examen de cas avancés on observe généralement des lésions de cystite : rougeur diffuse, aspect velouté de la muqueuse, et par places des dépôts muqueux jaunâtres ou grisâtres. Si le catarrhe est insignifiant il se produit simplement de l’ectasie vasculaire, les vaisseaux dessinent de petites étoiles. Les colonnes vésicales sont d’habitude seulement ébauchées et parfois n'existent pas (à l'inverse de l’hypertrophie), ces formations manquent particulièrement dans ces cas de distension vésicale par valvule du col avec incontinence consécutive (ischurie paradoxale) ; il existe alors au niveau du col des plis muqueux faciles à reconnaître tel que je les ai rencontrés chez cet homme de 68 ans dont j'ai rapporté l’histoire. Au contraire dans l’atrophie ordinaire le col se présente sous forme d’un repli transversat à bord libre rectiligne ou légèrement concave, et par côté ii n'existe aucune trace de tumeur saillante correspondant aux lobes latéraux ».
Le pracnosric n’est donc pas difficile en tenant compte de tous les symptômes que nous venons d’énumérer. Dans les cas d’atrophie peu accusée on éliminera les affections nerveuses susceptibles de provoquer les mêmes troubles urinaires, un examen attentif y suffira. Au contraire dans les cas de rétention accusée causée par valvules on ne confondra pas l’atrophie avec l'hypertrophie : dans l’atrophie la vessie se relâche et se distend beaucoup plus vite,
la 3 période du prostatisme est plus tôt constitué car la paroi vésicale est faible congénitalement et ne peut s'hypértrophier pour lutter contre l'obstacle. De plus on n’observerait jamais ici de ces accès de rétention aigüe si fréquents au cours de l’hypertrophie, car il n'existe pas de congestion pour les provoquer. Enfin le volume de la ‘glande diffère et à la cystoscopie les formations trabéculaires sont bien plus marquées dans l’hypertrophie.
Nous verrons par la suite que ce tableau clinique des classiques allemands ne correspond pas du tout à la réalité des faits récemment observés et publiés dans ce pays. Aucune observation ne relate les particularités schématiquement attribuées à « l’atrophie » de la prostate. |
TRAITEMENT. Le traitement donne peu de résultats quand l'affection est constituée, aussi faut-il le plus possible essayer de la prévenir et faire un traitement prophylactique. C’est ainsi qu'on pourra prévenir l’atrophie inflammatoire en soignant une uretrite blennorragique postérieure, une fausse route, une prostatite, un abcès prostatique ou une tuberculose de cet organe. L’atrophie com-
pressive sera plus facilement évitée encore en traitant opératoirement la tumeur voisine ou le calcul compresseur. Il n’y a au contraire aucun traitement possible contre la forme sénile ou consomptive ni contre la forme congénitale (sauf cependant s’il s’agit d’ectopie testiculaire). Il faut alors instituer un traitement pathogénique qui put n'être pas sans action, c’est à dire lutter contre le relâchement du sphincter : on passera pour cela de grosses sondes métalliques par intervalles ou même on en laissera une à demeure. Et surtout on fera de la fa-
radisation du sphincter insuffisant « on se sert soit d'é-
Bo
‘lectrodes métalliques introduites dans le rectum, soit de fines électrodes urétrales isolées sur toute leur longueur et portant à leur extrémité un petit bouton métallique ‘que l’on introduit dans la portion prostatique ». (V. Friscn). On fera aussi des massages de la prostate, on donnera des bains de siège chauds et de la strychnine à l'intérieur.
. Une fois que l’incontinence est constituée : on la traite “ou simplement par port d’un urinal, ou opératoirement par torsion de l’urètre (Gersuny). S'il y a en plus rétention il faudrait s’attaquer à la valvule du col : plutôt que de la sectionner au BoTrini, mieux vaut aller la sectionner ou la réséquer (Encriscx) par vole haute ou par voie basse. La difficulté principale de l'opération est de saisir la valvule. Si l’on ne veut pas faire cette opération le malade est voué aux sondages. En cas de cystite, sonde à demeure.
Tout ce traitement, que nous avons exposé à la façon de Burkhart, est évidemment fort désuet, actuellement on s’attaque à la cause, à l'obstacle cervical soit par l’incision de BoTrTini, soit plutôt par la prostatectomie transvésicale défendue en Allemagne par Barrx le premier.
Nous verrons ultérieurement à quels cas d’atrophie s'appliquent ces traitements. Il nous faut auparavant compléter cette description de l’atrophie, par celle d’une forme qui est en apparence distincte mais qui en réalité s’y
rattache, nous voulons dire la contracture du col.
Contracture chronique du col de la Vessie
Description
Nous avons vu qu’au cours de la prétendue atrophie de la prostate il y avait généralement un relâchement plus ou moins accusé du sphincter interne, fait qui notamment expliquait la fréquence et l'apparition prématurée de l’énurésie ou incontinence ; ici au contraire le fait dominant serait la contracture, le spasme suivi de rétraction du col. Mais nous ferons observer que ces dénominations sont purement pathogéniques et comme telles n’ont qu'une valeur hypothétique, tant que du moins ne sera
pas démontrée la thèse qu'elles défendent,
De fait il y a similitude et même identité partielle des deux affections : l’étiologie est semblable, les symptômes sont analogues, la prostate est petite dans [es deux cas, mais les américains ont été frappés surtout de ce fait que le col de la vessie était rétracté, rigide, que l'index ne pouvait plus le traverser, aussi pour eux cette sténose du
col est-elle devenue la cause habituelle du prostatisme
sans prostate. Contracture du col veut donc dire pour eux : col transformé en anneau épaissi et rigide, et non pas col contracté par spasme. Si le spasme peut mener à la contracture, il y a du moins une différence très sensible des deux états et telle que la contracture peut tout au plus être considérée comme une complication du spasme, l'un étant un état anatomique, l’autre un état physiolo-
gique.
Historique. — Pourtant l’un et l’autre états ont été confondus, ce qui explique la fortune si variable du spasme du col, actuellement réduit au rôle de phénomène secondaire. C’est ainsi que ce spasme avait un rôle important dans la rétention d'urine pour CivraLe (névralgie du col), Taompson au contraire lui refuse tout rôle et le considère comme une excuse de médecin inhabile aux sondages. Rocmgr, von Friscn lui reconnaissent pourtant un rôle chez les prostatiques (hypertrophie, prostatite) dont l’urêtre serait hyperesthésié, Mais alors il s’agit de spasme réflexe, d’une réaction secondaire du sphincter ayant certainement un rôle et même un rôle important dans la constitution de la rétention, mais n’ayant plus la valeur d’une affection constituée comme « la contrac-
ture chronique du col ».
Cette contracture du col a été distinguée et défendue surtout par les américains. Le nom de contracture du col n’est qu'une transformation de celui de « névralgie du col » de Civraze et a été donné par Puirrprs et adopté par Keges père qui « l’a toujours expliqué dans ses’lecons et en a inculqué la connaissance à ses aides » (Keyes fils). Furrer le premier décrit l'affection en 1897 sous le nom
de « contraction chronique du tissu environnant le col de