XXIX
AQtres actions oivUes.
Comme il l'avait fait pour la propriété, les servitudes et le droit d'hérédité, le préteur établit également, peu à peu, pour tous les autres droits reconnus par le juis civile, — en ayant soin de les approprier à la nature particulière de chacun, — une suite de formules in rem et in personam^ ex con-- IractUj ex delicto et autres, certœ et incertce^ qu'il est aussi difficile de suivre, dans leur vaste développement successif, et de ramener à une vue d'ensemble, qu'il l'est de. saisir leurs premiers commencements (p. h. § 25).
833) Burchardi R.G. §175. Wi- £•. A^. Sacr, p. 60. Hein. Ant. dereins. p. 153. Gomp. Mayer ad IV. 82. Contra : Hago R. G. p. Gai. /Fi. § 48. p. 65. Stintzing 585.
La procédure per sponsionem, — comme on Ta vu par l'exemple de Vin rem actio^ — ne fut pas, de longtemps au moins, abrogée, dans les cas où elle avait été précédemment admise. Mais on ne rétendit pas à des cas nouveaux, et, dans ceux même où il était permis, son usage devint de plus en plus rare ^'*. Il en tut ainsi tout au naoins de la sponsio mère prœjudicialiSj simple moyen de procédure destiné imiquement à mettre en jeu une action principale. Les sponsiones pœnaleSy au contraire, se maintinrent naturellement plus longtemps, parce que l'effet particulier qu'elles avaient d'infliger une peine n'était point obtenu par le nouveau genre de formules, par la formula portant directement sur le droit litigieux. Mais l'élément préjudiciel tendit cependant à s'effacer en elles, par l'usage qui s'établit de se faire délivrer, et de subjungere à la formula ex sponsionej une formule spéciale , concernant directement le droit litigieux, — d'où l'idée technique du judicium secutorium , déjà établi au temps de Gains "^*, et dont on peut même déjà apercevoir quelques traces dans Cicéron *'*.
Pour les questions incidentes et autres semblables, les sponsiones mère prœjudiciales elles-mêmes conservèrent plus longtemps un rôle utile, parce qu'elles ne pouvaient, naturellement, pour cet objet, être suppléées par les nouvelles formules , établies exclusivement au point de vue de la question principale.
834) A cela durent concourir, 885) Gai. IV. 165 et s. 169.
indépendamment de rétablisse- 836) de. p. Q. Rose. 4. aQuid
ment de formules directes (comme « est in judicio ?... SI PABET HS.
Isi petitoria et autres), l'institution « IDDD. DABI OPORTERE... eum-
nouvelle des exceptiones (§ 34.), a dem in angustissimam formu-
et sans doute aussi la création « lam sponsionis concludebas. »
des prc^udiciàles fùrmulœ (§ 88.) Schirmer Jud. Stip. p. 16.
§ XXX. ACTIONS PRÉTORIENNES. liS
Ainsi, par exemple, le discours de Cicéron pro Quinctio n'est rien autre chose que le développement d'une actio ayant pour base la sponsio suivante : Si bona mea ex edicto P. Burrieni piletgris dies
XXX POSSESSA NON SUNT, HS. (p. OX. 25) DARE
SPONDES ? Spondeo , — sponsio engagée en vertu d'un décret du préteur (Cn. Dolabella), pour faire fixer un point, d'où dépendait la question incidente de savoir si Quinctius était tenu de fournir, pour l'action principale en réclamation de dette, formée par son adversaire, la satisdatio jvdicatum solvi qu'on prétendait exiger de lui *". Plus tard on s'épargna cependant, de plus en plus, même dans ces cas, de recourir à de semblables sponsiones^ au moyen de formuUe pra^judiciàles directes.