XXXIX. PARTIES ORDINAIRES. 1T
incertaj dérivée de la Legis Actio per judicis postulationeni (p. h. § 17. 25), qu'à Yintentio in factum concepta, venue la dernière (p. h. § 33).
III . On appelle Ad/t^dicafto la partie d'une /brmt^Za par laquelle le judex, pour foire cesser l'indivision entre les parties, est investi, par ordre spécial, du pif in pouvoir d'établir et de régler à nouveau entre elles la propriété et autres jura in re, notamment d'adjuger à l'un des plaideurs la chose commune , en totalité ou pour partie, libre ou grevée d'usufruit ou de toute autre servitude^*®. Cette partie de la formula doit toujours s'être trouvée liée et en quelque sorte englobée avec une autre, la condemnatio. Il n'est pas possible, par suite, de la détacher entièrement, mot par mot, du reste de la formule, bien qu'on puisse clairement en reconnaître la présence, et c'est seulement avec cette réserve qu'il faut prendre l'exemple donné par Gains en ces termes : Quantum adjudicari oportetj judex Titio adjudicato (pour plus de détails, v. p. b. note 458).
IV. Enfin, la Condemnatio contient l'ordre donné au judex de condamner ou d'absoudre. Cette alternative lui est toujours laissée**''. Mais s'il condamne, ce doit toujours être à une somme d'argent déterminée**®, dont le montant est tantôt laissé plus ou moins à son appréciation, tantôt fixé d'avance rigoureusement par le magistrat. Ainsi, tandis que la con-demnatto qui émane du judex est toujours certœ pecuniœ, la condemnatio qui est dans la formule,^ et qui en constitue une des parties ordhiaires (l'ordre
446) Adde : §20. J. de acU (4. L. 3. D. de re jud, (42. 1.) C.) id, § 4-7. de off. jud. (4. 17.) 448) Gai. IV. 52. Autrement:
447) L. 87. D. de fl. J, (50. 17.) Voigt ûb, condict. ob. cous. n. 810,
de condamner du préteur), est tantôt certœ pecunim, tantôt incertcBj et dans ce dernier cas plus ou moins incerta et de diverses manières **^.
Ainsi la condemnatio mise dans la formule peut porter expressément :judex.,.^ NumeriumAulo ES. X. M. condemnaj si nonparet^ absolve^ si déjà la prétention du demandeur est fixée dans Vintentio à cette somme {Si paret Numerium Aulo HS. X. M. dare oportercj p. h. p. 171), ou si le préteur prend sur lui d'attacher aux faits portés dans Vintentio (Si paret Aulum patronum a Numerio liber to... in jus voçortum esse^ p. h. ibid.) une telle conséquence. Ou bien, au contraire, la condemnatio j venant à la suite d'une intentio tout à fait indéterminée (par exemple : Quidquidhumerium Aulo dare facere oportet^ p. h. ibid.), peut l'être à son tour de la même manière, et se borner simplement à se référer à celle-ci en ces termes : Ejus Numerium Aulo condemna^ si non paret^ absolve. Ou bien, Vintentio étant déterminée (par exemple : dans Vactio in personam de certa re^ ou dans Yactio in rem specialis^ ou dans Vactio confessorïa^ negatoria^ serviana, p. h. § 25. 28. 33.), il peut encore arriver que l'estimation en argent de son contenu, ou l'estimation de la restitution à faire, ou autre semblable, soit laissée à l'appréciation du judex en ces termes : Quanti ea res est (ou, suivant les cas, erit^ fuit*^^) condemna^ si non paret ^ absolve, et que la condemnatio soit par conséquent incerta.
Entre ces condemnationeSj les unes entièrement déterminées, finitce, les autres entièrement indéterminées, infinitœ, se trouvait, comme un moyen
449) Gai. IV. 48-51. V. S. (50. 16.) Sav. VI. p. S05.
450) Gomp. L. 179. 193. D. de