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Interrogatio in Jure. — D. de interrogationibos in jar» fieiendb et interrogatoriis actionibus (11. !•).
Le demandeur, nous l'avons vu, pouvait, — môme sous le système formulaire, — par des prétentions injustes, par des demandes exagérées ou mal dirigées, mettre en péril les véritables droits qu'il avait, ou compromettre plus ou moins les résultats de son action (p. h. §44).
La connaissance exacte de ses droits, — qu'on lui supposait avec raison , — devait , en général , le mettre en garde contre ces dangers et lui permettre d'y échapper.
Mais, parfois, la régularité de Faction à intenter dépend , — entre autres , — de certains rapports concernant la personne du défendeur, rapports que le demandeur, malgré tous les soins qu'il a pu prendre , peut fort bien ne pas connaître exactement. Que doit-Û faire alors pour ne pas compromettre le sort de sa demande.
Par exemple, il veut poursuivre, par une actio certa in personam, l'héritier de son débiteur, et il ne sait pas, d'une manière certaine, si celui qui est devant lui, et qu'il a amené in jus^ est réellement l'héritier qu'il cherche, ou bien il ignore peut-être pour quelle part
598) Vat. Fr. 112. L. SI. D. de LXIII. Comp. L. 83. g 1. D. ex
atici, tut. (26. 8.) L. 8. D. de his quib. eaus, maj. (4. 6.)L« 46. D. de
quœ in test, delent, (28. 4.) L. 4. re jud, (42. i.) Betbm. G. Pr. p.
G. comminat. (7. 57.) Spang Tab, 287.
il est investi de Thérédité. Si le défendeur est complètement étranger à l'hérédité, l'action sera vaine, et le demandeur doit, par conséquent, s'abstenir de pousser plus loin des poursuites qui ne peuvent aboutir, S'il est héritier, mais seulement pour une quote-part, le demandeur, s'il fait porter dans l'intentio le montant intégral de la créance ou une quotepart supérieure à la quote-part héréditaire de Vheres actionné , encourra les conséquences de la pluspetitio (p. h. § 44). Enfin, s'il réclame une quote-part trop faible, le demandeur aura encore à supporter les ^convénients moins graves, il est vrai, mais toujours fâcheux, du minus intendere (p. h. p. 200) »»».
Ou bien, si Ton veut, c'est une action noxale, ou une action de pauperie, ou une action de peculio, que le demandeur veut intenter, et il ne sait pas, d'une manière positive, si celui qu'il a amené in jus est bien le propriétaire de l'esclave, ou de l'animal, qui a causé le dommage dont il veut obtenir la réparation, ou, dans le dernier cas, s'il a dans ses biens (in bonis) les valeurs formant le pécule sur lequel il prétend avoir droit de se faire payer *®^.
Ou bien encore, c'est une rei vindicatio qu'il s'agit d'exercer, et lé demandeur a des doutes sur le point de savoir si celui qu'il a appelé in jus est véritablement en possession de l'objet revendique*®* ; — ou
599) L. 1. pr. L. 2-4. pr. D. de tout comme dans Yhereditatis interrogat, injure fac. (H. 1.) petitio, être incertain sur i'éten-
600) L. 7. 8. 9. § 8. L. 13-17. 20. due de son propre droit ; on lui D. eod. (11. 1.) venait, dans ce cas, en aide, —
601) L. 20. § 1. D. eod, (11. 1.) mais seulement ex magna et justa Gomp. L. 86. pr. L. 80. D. de R, cau^a,— en lui délivrant la /ormu/a F. (6. 1.). Autrement : t(ud. § 83. pe^tïoria rédigée sous forme d'oc^to — * Le demandeur peut même, ici incerta : quantâm parteii in bo
§ Ll. INTËRROGATIO IN JURE. 231
bien c'est une hereditatis petitio, et le demandeur ignore qu'elle causa possessionis alléguera son adversaire^^*'.
Dans ces divers cas et sur tous ces points, ou tous autres analogues, le demandeur pouvait interroger in jure le défendeur et exiger de lui des réponses précises, qui le liaient désormais, et pouvaient lui être opposées toutes les fois qu'il en était besoin ^*^-. Plusieurs de ces cas étaient prévus et indiqués par l'édit; les autres, naturellement, étaient soumis à Tappréciation du magistrat, qui décidait d'après les circonstances ®^'.
Les réponses du défendeur formaient contre lui un lien tel, que, s'il s'était écarté de la vérité dans un sens favorable à la validité de Yactio, ou à retendue à lui donner, on s'en tenait contre lui à ses déclarations (fides ei contra se habetur) **^*, alors même que plus tard l'in-
FUNDO PAREAT IPSIUS ESSE. Gai. VI.
64. L. 5. pr. L. 76. § t. D. de R. V. (6. 1.) L. 8. § 1. D. comm. div.
(10. 3.) L. 1. § 5. D. si pars. (5. 4.)
60i«) L. 12. D. de H. P. (5. 3.) L. 11. G. c^e P. H. (3. 31.) Comp.