‹ De la procédure civile et des actions chez les RomainsChapitre 246 sur 400 · LXVII. JUDICIA ESSE ABSOLUTORIA · texte numérisé non relu

LXVII. JUDICIA ESSE ABSOLUTORIA

saurait douter d'après le passage de Gaius cité en tète de ce paragraphe, malgré Tétat incomplet et tronqué dans lequel il nous est parvenu '^^^. Il nous montre que Sabinus et Cassius, sans se laisser arrêter par les raisons indiquées plus haut, avaient osé, de bonne heure, proclamer, dans toute sa largeur, le principe : Omnia judicda sunt absolutoria ''^. Mais

798*) Voici ce passage avec la restitution proposée par Husclike qui dans le^ détails peut assurément soulever plus d*un doute, mais qui parait assez exacte dans l'ensemble : Gai. IV. § 114. « Super « est, ut dispiciamus, si ante rem (( judicatam is, cum quo agitur, (( post acceptum judicium satis- « faciat actorif quid oflicio judicis (( conveniat, utrum absolvere , an « ideo potius damnare, quia judi- « cii accipiendi tempore in ea « causa fuerit, ut damnari debeat:

« nos tri prœceptores absolvere « eum debere existimant ; nec in- « teresse cujus generis ait judi- « cium ; et boc est, quod vulgo « dicitur, Sabino et Cassio pla- (( cere, omnia judicia esse abso- « lutoria. Diverses autem scholœ « auctores de bonœ fldei quidem « judiciis idem sentiunt, quia in (( his scilicet judiciis liberum est « officium judicis. Tantumdem « etiam de in rem actionibus, « putant, quia ibi quoque officio a judicis id ipsum continetur, « reum, si arbitratu ejus restituât « absoivi debere, Ejusdemque na- « turœ sunt et in personamactiones, « quibus quisque ita convenitur, ut « in intentione res ipsœ, de quibus « agitur, petantur, et adjiciantur « deindeverba:NISI RESTITUAT; c( interdum enim ita comparata

« est actio, ut per eam magis ipsas « res, quas in intentione petimus , c reddi nobis nostra intersit ^ « quam ut reus condemnetur ; quod a ut efficiat prœtor y verba il la « formula; ad condemnationem « inscrit. Sed et de eo sic agere « nobis permittitur, quod alio « loco petimus, quam quo dari a promissum est, quœ actio tam « actori quam reo uiilis est ; nam (c actor ea facultatem alio loco, <c quam quo dari promissum estf « agendi nanciscitur ; reus vero, « qui verbi gratta Ephesi se fru' A mentum daturum promisit , si « paratus sit actori solvere, quanti « id Ephesi sit, vel ex causa cave- (( at, se Ephesi daturum esse, ab^ « solvitur, Prœter has vero actiones « diverses scholœ auctoribus non « videtur reus absoivi posse^ ti « satisfaciat , postquam actum « fuit. »

799) Comp. L. 33. § 1. D. de sol, (46. 3.) L. 5. pr. D. de publican, (39. 3.) L. 84. § S. L. 71. § 1. D. de leg. 1© (30). L. 73. D. de proc.

(3. 8.) L. 4. D.jud. sol. (46. 7.) L. 15. D. de dol, except. (44. 4.).

Motifs d^absolution survenus postérieurement à la litis contestation sans satisfactio donnée au demandeur, sujets à doute : L. 37- §6. D. de op. lib. (38. 1. ), contra L. 37. D. denoxal. act, (9. 4.).

tlf GHAP. m. MARCHE DE LA PROCÉDURE

nous y voyons aussi que les Proculéiens , tout en admettant ce principe dans les actiones bonœ fidei^ dans les actiones in rem, et certainement aussi dans les autres actiones arbitrariœ, en repoussaient l'application partout ailleurs **^. Rien n'indique, au reste, que la première raison de douter que nous avons signalée ait été plus vite abandonnée, par certains jurisconsultes, que la seconde.

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