INTRODUCTION- IX
disant que le jus honorarium , — c*esl-à-dire précisément cette partie du droit qui avait sa source dans les pouvoirs que donnait aux magistrats la haute administration de la justice, — éUùt la Yoix vivante du droit civil : Nom ipsum jus hoîlorarium viva vox est juris civilis.
L'étude approfondie de l'administration de la justice civile chez les Romains, indépendamment de son importance pour la connaissance générale du droite oflFre du reste par elle-même assez d'attrait pour expliquer Tardeur des recherches qu'elle a provoquées. Quel sujet de réflexions ne fournit-elle pas, en effet, à ceux qui, curieux du passé , aiment à l'interroger avec soin , sans parti pris, ne dédaignant pas, au besoin, de lui demander des enseignements! N'y voit-on pas comment les Romains, qui n'avaient pas conçu la séparation des pouvoirs publics comme l'ont fait les modernes, et chez lesquels le soin de rendre la justice était considéré comme un attribut des magistrats en qui résidait la puissance executive, avaient su cependant, très habilement, écarter en grande partie les dangers que pouvait faire courir aux intérêts particuliers cette concentration excessive de pouvoirs, en n'abandonnant