‹ De la production nationale considérée comme base du commerce, et application de ce principe a la solution de la question des laines; par le bon de MorguesChapitre 10 sur 21 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Perles causées à l'agriculture par l'introduction trop facile des laines étrangères, et fâcheux résultats de ces perles pour la France.

L'influence d'une mauvaise vente est toujours funeste pour le cultivateur qui n'a que peu de capitaux à sa disposition , et qui, quand il en manque, les emprunte trop souvent à un taux usuraire, ou offre sa denrée au prix le plus vil, afin de s'en procurer (i).

(i) l'ai ainsi va ua malLeureui cultivateur da la Sologne , pressé par la ruisire , vendre ses laines S un cours très-bas itaii mois d'avance, et aesorder ensuite un escompte de 13 pour <cnt pour ces «rois mois seulement, afin de recevoir de suite le reste di

La perte qu'il éprouve alors dans une année sa (ait ressentir dans les suivantes, et le force à diminuer la musse de ses produits.

Les laines en suint , tombées de 40 pour 100 en t8a3, ne reprirent en i8?!j et t8a5 qu'une faible valeur, qui descendit encore à la fin de la dernière de ces années et pendant celles qui la suivirent, tellement que si l'accroissement d'exportations en tissus de haute finesse releva un peu eu 1827 et 1828 la valeur des laines de mérinos, celle des laines communes fut encore rabaissés, parce que l'exportation ne portant point ou presque point sur leurs produits, toute l'importation qui s'en fit eut lieu au détriment du cultivateur français.

Veut-on savoir quots lurent les avantages que le commerce extérieur retira de ce système désastreux pour notre agriculture? Ouvrons les registres des douanes, et nous y trouverons qu'en 1822 nous avons importé en laines pour. . .fr. a4,3o5,8o7 iwgg, et en étoffes de laines pour. . . 575,987 { '

Dans cette même année nous avons exporté" en laine pour 1,965,196 I

et en étoffes de laine pour.. 20,i56,38o J aa ' ,3, > 5 ï e

Perte pour la France 3,760,318

Eu 1823 nous avons importé en laines

P° UI ' ta,729,33 9 1 g -,,, .

et en étoffes de laine pour. . . 36g,oi4 J ' ^'

Dans celte même année nous avons exporté en laines pour. . . 3,080,160 } ^ a ,35

ut en étoffes fabriquées pour. i8,32g,o36 | '

Bénéfice pour la France 7,*l°>6

Report 7,210,835

Mai» de ces 7,no,833 fr. représentant le bénéfice de la dernière année , il faut défalquer, pour la perle de la précédente., a, 760,118

Reste en bénéfice pour la France industrielle (1)... 4,45o,Gi5

dont la moitié pour chaque année est... 2,225,307 Voyons maintenant si ce bénéfice sur notre industrie manufacturière peut balaneer les pertes qu'a faites notre agriculture.

Le prii de ses laines était en i8»a , suivant M. Mo-

reau deJonnès, de fr. 100,000,000

il tomba de 4° P our 100 en i8i3, ce qui le réduisit,

au détriment de notre agriculture, de 4o,ooo,qoo

Retrancbons-en le bénéfice du commerce extérieur 3,225,307

et il nous restera pour la perte totale sur

la masse de l'industrie française, tant agricole ____

que manufacturière fr. 37,774,633

perte énorme éprouvée en une seule année, sur la dépense des moutons, et que la gépe du cultivateur a fait rejaillir sur toutes les autres classes de la société.

Mais que dis-je ! cette perle fut bien plus graude, et la suite va le constater. M. le comte Chaplal estimait le capital de nos troupeau» démoulons à 220,i55,536 fr., en 1813; celte somme, outre les frais, devait pro-

(1) J'ai combiné Ici râuJtali An anneis iHia et i8a5 , »utce que la plupart de* laines qui eulicnt pu Kr.iuct at mut Jalmquci! et rendues que l'unie suivant t.

dune 5 pour 100 par an, ou 1 1,007,676 fr. Si le mouton ne produit pas ce qu'il coûte à nourrir, il faut, pour connaître la perte totale qu'éprouve le cultivateur, ajouter à ce qu'il perd sur la nourriture le déficit de l'intérêt et la diminution du capital qui en est la suite nécessaire : triple perte , qui a du, en s' accumulant depuis 1823, non-seulement annuler le produit de nos troupeaux de moutons , mais encore réduire leur capital à moins de moitié de la valeur de plus de 3oo,ooo,ooo fr. qu'ils avaient acquise a cette époque. Cela s'est en effet constamment observé dans les estimations de cheptels, surtout dans celles des cheptels de métis et de mérinos depuis 1813 jusqu'à ce jour, où des troupeaux qui valaient alors ao,ouof. ont subi en i8a3et i8a4 une réduction de plus des trois quarts de leur prix.

Cette perte pour l'agriculture, et par conséquent pour la France , a-t-elle trouvé une compensation appréciable dans le faible accroissement de nos exportations de draps , dont l'appui des primes a pu parfois faire exagérer les valeurs déclarées à la sortie? Non certes, car la ruine de nos fabriques par défaut du vente à l'intérieur .confirme trop positivement les funestes coups que l'importation trop facile des laines étrangères a portés à notre agriculture.

Par malheur les partisans de l'importation facile avaient supposé à tort que la consommation intérieure de la France resterait, après l'importation, à peu près la même qu'avant; ils croyaient que les laines étrangères seraient payées par le travail du cultivateur, comme s'ils eussent ignoré que ce n'est que le prix d'un travail qui en paie un autre, et que le travail agricole , étant le premier de tous dans l'ordre des

travaux, c'est lui aussi dont tous les autres dépendent.

Les Anglais, qui le savaient, nous voyant importer les laines du Levant, de l'Allemagne et de l'Espagne , en quantité supérieure aux besoins de nos fabriques, favorisèrent ce mouvement en versant eux-mêmes dans la France les laines que dans un moment d'enthousiasme commercial (i) ils avaient achetées trop abondamment de l'étranger ; ils trouvèrent a cela le double avantage de s'en débarrasser et de porter un coup funeste à notre agriculture, parce qu'ils pensaient avec raison qu'elle est le fondement le plus solide de notre richesse.

Qu'arriva-t-il alors î

Les agriculteurs qui élevaient des troupeaux nombreux et suivaient >w bonnes méthodes, furent jetés dans une grande détresse. Les antagonistes de la classe moyenne s'en réjouirent, parce que la réduction des produits de notre sol, en portant immédiatement atteinte aux petites fortunes , leur semblait les affranchir d'une rivalité qu'ils regardaient comme redoutable; mais pour leur propre maiheur , eu s'écriait t que la France produisait trop, ils oublièrent que si le cultivateur, chargé de payer les baux et les impôts, est ruiné, les propriétaires des fermes, les fonctionnaires publics de tous les grades et les capitalistes eux-mêmes courent des chances analogues.

(i) Cet enthousiasme fin en graude partie la conséquence do l'indépendance dos colouirs espagnole t et portugaises; les négociant européen! «périrent y étendre de suite d'immenses relation!, qui jusqu'à ce jour nnt été fort restreintes par [a lenteur indiapeusahle des progrès delà civilisation dans les nouveaui états de l'Amérique, que des dissensions intestin es affligent encore.

La baisse du prix des laines a contribué à celle du prix des grains, liirés à vil prix en i8a3, 1824, i8a5 et 1 836 par les fermiers, qui , ne pouvant vendre leurs laines, devaient pourtant acquitter l'impôt, tes frais de culture et le loyer des terres ; elle a donc fait diminuer les travaux et par suite a accru la mendicité*.

Le commerce lui-même a ressenti vivement le coup que luî portait la diminution de la dépense dans toutes les classes de la société; car il ne suffit pas que la denrée soit à ban prix pour que le peuple la consomme et vive à l'aise, il faut encore que son travail lui fournisse de quoi la payer.

Bientôt la pénurie de l'agriculteur l'a forcé à restreindre sa production de toute nature; les grains dont la culture exigeait le fumier de ses nombreux troupeaux sont devenus moins abondans par suite de la destruction de ses moutons. Le- cultivateur malaisé n'avait pu conserver les blés des récoltes précédentes; beaucoup avaient été contraints de faire consommer par leurs bestiaux ceux dont la médiocre qualité et le bas prix avaient rendu le débit impossible. La saison est devenue moins favorable ; les récolles faites avec moins de soins et sur moins d'étendue ont subi une double diminution, et nos céréales, après avoir repris une valeur convenable en 1837, ont acquis en 1838 un prix trop élevé , qui dans l'année actuelle 1839 est parvenu à un taux excessif (1).

(i) Los ficheux effets de 1» gène du eulIi T aleur 10 sont bit ressentir à tnus les genres de tommeree zl i celui des tissus en particulier, parce que les habitant de 1101 campagnes , qui forment

rerlains ranlnns trèa-popillirui ; mais , pour l'ordinaire , ces racines sont destinées H'ahor.l à férlilïser le sol ,. et ensuite a la nourriture des troupeaux dool le fumier leur est nécessaire, i n ruasse He leur plantation et de legr récolte a donc été dimioii<!> en conséquence de )a destruction de «os moutons. C'est ainsi que tout n'enchaîne dans la culture de la terre, et voilà comment la diminution île ld valeur des laines pourra, d'ici à peu d'anne'es, rendre cIip*. nous la famine de plus en plus redoutable.

11 n'est que trop vrai, en effet, qu'en t8a3 et dans les années suivantes un grand nombre de bétes à laine, mérinos et métisses, devenues onéreuses à leurs possesseurs, furent offertes inutilement, près d'Orléans, au dixième du pris do leur achat, et ensuite abattues par eux , pour la peau seulement. Comment eussentils pu les nourrir avec bénéfice, alors qu'ils ne vendaient leurs laines qu'en concurrence avec celles de la Crimée et de l'Espagne, qui, selon MM. Ternaux , Ch. Dupin, Fouquierd'Hérouel.Giroa (de l'Ain) et d'Autremont, sont produites sur des troupeaux qui coûtent si peu d'entretien comparativement aux nôtres (i)?

la grande mai» de au jour le (our, ont été immédiatement forcés par leurs pertes J restreindre leurs acquisitions de toul genre , quapd ils n'ont pu vendre leurs propret produit) nu quand ils ne s'eo sont débartutti qu'à tiI prix.

(i) Quand presque mus nos mnouGictDriera s'accordent à demander le ûmintien des prohibitions et dit énormes droits i'uppoitéi

Pai- suite de celte destruction de moutons, leur nombre qui, en 1813, était dans la France, selon M, le comte Chaptal,de 35,i8g,u6, et qui eu 183a devait être fort accru, s'était réduit en l'année 1838, selon MM. Fessart, Caffin , Beigner, Durullé, Condenlin , Guyot, Sourd eau, Ternaux clTrenilly,à moins de 3o, 000,000, tandis que l'Angleterre nourrit , selon les venssignemens recueillis par M, Ternaux, 60,000,000 moutons (1) beaucoup plus gros que les nôtres, et que la France pourrait en nourrir plus du double.

Favorisons cette énorme production indigène, et en peu d'années nous parviendrons à l'obtenir. Nous j parviendrons, n'en douions pas; mais ce sera en repoussant fortement le système dangereux de M. le rapporteur de la Société de la Marne , qui disait, le 9.6 septembre 1838 (a) : a Le véritable agriculteur ne a possède un troupeau que comme accessoire calculé « avec les ressources de son exploitation principale; « s'il vend ses laines moins cher, la nourriture de a son troupeau ne lui coûte pas autant; te qu'il rc- « tire de moins en laine, il le retrouve en plus dans

à l'en trie des listai étrange™ dam la France, par le motif que sans cela nm fabrique! ne sauraient soutenir leur concurrence ■ l'intérieur , aont-ils aples à demander l'abolition ou même la non augmentation des droits d'entrée sur les laines llr.mgères , qne selon eui-rnéme» nous ne pouvons produire qu'a des prix iresluperieuri à ceux auiquoli on tient nnus les offrir?

(1) Voyez Annales de l'agriculture française, deuxième série , jnnée 1818.

t?) Ibid.

« ses profila sur les céréales : une espèce de compen- ■i salion s'établit entre ses revenu*. »

Par malheur il y a presque autant d'erreurs que de mots dans cette assertion paradoxale que je suis fâché d'avoir vu prendre par notre collègue , M. Mallet , pour teste de son mémoire (i).

En effet , qui pourrait ignorer que le véritable agriculteur, loin de ne regarder son troupeau que comme un accessoire, le considère comme l'une des bases principales et souvent même comme la base principale de ses produits vénaux ? car le bas pris des céréales , dans les temps ordinaires, tant dans la France qu'à l'étranger, lui permet a peine de recouvrer les frai» qu'il fait pour les obtenir dans les terres médiocres et mauvaises qui forment la majeure partie du sol arable de la France. Si le» produits des bestiaux se vendent moins clier que ne coûtent les fourrages et les bergers, la perte est donc inévitable pour le cultivateur le plu» habile, dans tous les lieux où le sol n'est pas de bonne qualité, et dans ceux-ci encore sa perte peut être grande, quand le fermage et l'impôt sont calculés sur tous les produits que le sol doit faire obtenir.

Les troupeaux seront ainsi forcément abandonnes à la suite du bas prix des laines; la rareté (2) des laines françaises en deviendra la conséquence , le fumier sera moins abondant, le» terres le» meilleures rapporteront moins de grains, les terres les moins bonne» cesseront d'en

(1) Voyez Annales de la Société nyaU d'Orléans , toine 11. (i) Cette diminution, dam nos récoltée de leino «m d'enlant plus fâcheuse pour la France , qu'il elt «mitant que jusqu'à ce

produire, la masse des céréales diminuera, et l'agriculteur, dégoûté de ses travaux, renoncera aux bonnes méthodes de culture qui ont si puissamment contribué à l'accroissement do la production nationale.

Il est pénible de penser que MM. les sociétaires de la Marne , et surtout qu'un de nos plus estimables collègues, n'aient trouvé d'autre remède à ce mal que dans le conseil donné aux riches propriétaires de se livrer de suite à l'éducation de la race superflue , et aus autres cultivateurs de ne garder dans leurs troupeaux que les mères qui ont déjà acquis un beau degré de perfectionnement , pour les croiser avec des béliers à laines de haute finesse. Par malheur ils ont oublié que la Saxe , la Moravie et la Prusse produisent déjà beaucoup plus de laine extrafine que la France, et que les premières et secondes primes, qui en 1821 se vendaient 23 fr. 9 c. et 16 fr. 4° c. le kil. lavées, ne so sont plus vendues chez nous en 1826 que 10 fr. 70 c. et 8 fr. in c, en 18*7 que 14 fr. et 9 fr. 35 c. (1), et que ces dernières n'ont plus valu a Rouen en 1828 que de 8 fr. So c. à 9 fr. Où fussent-elles tombées si beaucoup de gens avaient suivi aveuglément le conseil des sociétaires de la Marne? Sans penser que si la surabondance fait rapidement baisser la valeur de tous les produits spéciaux , cet effet est bien plus rapide encore par rap-

jour tei récoltes ont été imuBlwntet «ui besoins Je la consommilion intérieure , puisque l'état dis douanes démontre que de tout temps le poidi de* laines et un us de taioea qui tout entrés en France a «cédé de prêt des trois quarts celui dei lainei et lisius de laines qui en sont ion il.

[i) Voiti à ce a 11 jet le lableau du pri* du kilogramme de binei

port ii la production de luxe qu'à toutes les autres (i). Ce qu'il y a de constant, c'est qu'en l8a8. M. le

Minci!» de cinq qualités difierenl», d'après ce que M. Ternau* a publié €ii 1818 dam 1» Annales de l'acriculture Française. TABZBJV, priunté par M. Tbbkjo'J^ da prix da laines

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(I) Que aerairal d'ailleun devenus les approvisionnera eus de nos boucheries, si chacun avait renoncé à l'élève des gioue. race-, dont la laine n'eal jamaia d'une grande finesse? On noua aurait sans doute donné à bon marché de Tort bcaui habita, que noua n'aurions paa eu le moyen de pajer à quelque prii qu'on eût pu nous les offrir; mais en revanche on noua aurait mis 1 une diile sévère, en nous privant de nos mouton» lea plui nutritits pour nous en donner de beaucoup pLu difficiles a élever, de beau-

baron de Gai bois (i) a observé que dans la Picardie les fermiers, dégoûtés par le bas prix des laines de métis de la production de ces animaux , plus coûteux à nourrir que les anciennes races du pays, les abandonnaient pour reprendre ces dernières. Aussi les auteurs des Observations lithographie es en 1838 ont-ils pu remarquer avec raison que , depuis deux ans , il avait été introduit en France beaucoup plus de laines fines qu'antérieurement , bien que nos fabriques eussent diminué leurs travaux. Ce fâcheux résultat ne les eût pas surpris, s'ils n'étaient pas partis du faux principe qu'il ne faut pas attribuer toute la dépense des moutons à leur produit vénal , et qu'il faut en reporter une partie sur les autres produits de l'agriculture, auxquels le fumier des moutons est nécessaire.

toup moins productif! en chair et en mif, et d'impropres anx neuf dixièmes du sol de la France.

L'étranger nous aurait vendu ses laines à bon marehéj mail, comme il let fabrique aussi chez lui, il ae aérait bien garde 1 <la nous acheter les étoffes quo la pénnrio de nos cultitateur» n'aurai' pat permis i ans fabricant de leur vendre.

((] Cet auteur , dont le mémoire est inséré dans les Annales de l'agriculture , cul voulu aussi qu'on substituât aux métis les mérinos supernns ou les nées anglaises à longue laine; mais les premiers ne peuvent réussir sans grandi Trait que dans lu pays montueui , ■ur les pâturages lecs à herbes fines tres-nutrilives, el les second* exigent des pâturages gras, abondons et humides, ainsi qu'il le

venir qu'à un petit nombre do localités, et, par ce motif, il faut que la production des laines métisses et des bines communes .oit a.seï favorisée pour que sur 1- très-grande masse Je» terre*. d. la France l'est** des moulons puisse te faire toujours t.oc un grand avantage.

Ces messieurs s'étonnent de ce que dans l'Angleterre, qui ue considère pas ses moutons comme de* machines à fumier, il y en ait 45,000,000 de fortes races, sur un territoire qui n'équivaut qu'aux deux cinquièmes de celui de la France, tandis que nous n'en ■vons que 3 0,0 00, 000 , la plupart de petite taille, et que pour en avoir autant en proportion il nous en tau-

quand ils observent que dans la Grande-Bretagne tous les produits agricoles, autres que les laines, sont beaucoup plus cliers que chez nous. C'est précisément pour cela que la production des laines cl des moulons y est proportionnellement plus que quadruple de la nôtre, et que les laines peuvent y être livrées à plus bas prix.

Tous les produits de la grande culture sont dépendons l'un de l'autre, et quand la somme des profits qu'ils procurent s'accroît , leur masse augmente immédiatement après. Voulez-vous voir s'accroître la quantité des moutons et des laines dans la France? rendez plusgrands les bénéfices du cultivateur, et bientôt yotre but sera atteint; tandis qac si vous suivez une marche opposée en détériorant ses prix de vente, au production sera restreinte immédiatement après.

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