‹ De la production nationale considérée comme base du commerce, et application de ce principe a la solution de la question des laines; par le bon de MorguesChapitre 17 sur 21 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Du taux des droits s

Selon les chiffres pris sut' le mouvement des douanes , notre introduction de laines étrangères ne se compose

<.fiic compensation e.t bits fui bit , et li quantité qui a oui min- ■]uo do telle lotit ili lame «t itHcment faible .lle-me'me que naul l'obt'-todroai aisément cher nous ; d'à. Heurt ton pria baisse ■ hjq u e mnà rjpideroeol iur tout Ire raarabéj , pu- I'usmUmV ■ iirul de leur production hors de la Fraoce.

! i ) foui établit le degré d< proiect.oo nécessaire à chaque race <tr mnjtnns dao» Ij France, il par conséquent à clique eipi'e de lames indigènes, Il bat se rappeler d'abord i" que M. Te», sier i piou^, antérieurement à le révolution , dent IM?bçj.*«jjjé lie mér/uiilique , que l'rotteiieo tl Ij garde de nos moutons étaient plue churs que leura produit» wwui ; a" que Te» fuit

m.ci payait par la dîme j a" prr l'augmentation des unpùit , qui ont été triplés ; et plut encore par l"»og m to talion du pria, de I* inuinéc de travail vl du salaire dea ■lommiqun à 6*6" • qui ool été doublei, eu ion a que ai la laine et le mouton ne produisent pas beaucoup plus qu'uuU<-Fui», .li causeront one pano bttitcoop plot grande , ce qui ramènera Inévitablement la nrfgligeoce Jjhj leur amélioration , et la restriction dt leur piopagalion.

Les montons / ainsi dépourvus de produits réels et véduiti i l'eut de machinée à fumier, doivent être ramené) à leu.» race* principales, pour savoir ce que chacune d'elles coûte à sel conservateurs. Kous allons donc lei diviser en petite race indigène à laiue grossière; petite race i laine fine; gro»e race à laine commune , métisse, mérinos, et race superflue.

i". l.i petite race à laiue cnuiiuuiie ae liouve dans le Limousin

qac. d'une pclilt proportion en poids do laines extralincs qac la France ne produit pas en assez grande quantité , et dont les qualités analogues furent payées en suint chei nous, en iB'i6 et 1828, à 8 fi-, le kilogramme, taudis que les laines mérinos des Iroupeaui de M. de Polignac et de Rambouillet ne furent payées que 3 fr.

et dans une partir du centre de la Fiance , où le» cheptels qu'elle

<]i- |:.d.:;i^n: qu r cl[i' r.ccn^LOT] rit bout ;ui-ilrs:i^ .-] lv. p.irlrjl.c;

to vend à cïoq ans a la boucherie que 3 fr. Son prodoit annuel

vente, en ion! i Fr. 35. c,} reste pour priï du peu de fumier qu'elle produit 3 fr. 65 e. par l£te cliaque année.

a*. La petite race II laine fine, élevée dans le Rousaillon , le Languedoc t le Bcrrj et fa Sologne, où elle est indigène, coûte, à eaute de l'élévation du prii des fermages et dm «laites , 7 fr. par léle; son produit est de une livre et demie à deui livret et demi? de laiue, »«tant eu.nlro.mt de 55 « j5 centimes , toit 3 livres à 95 c. , faisant I t.. 5» c. Le prà de l'animal, à cioq aot , «1 pour I* boDcherir dr 5 s g fr. , anil 7 Cr. pour terme runjen ; le cinqu.iinoetl I fr. 4o c. , qui, ajoulésà 1 fr.5o c , prii de ta Isiue, donnent a fr. ou 0. t relie pour prix du fumier * fr. 10 c. par «le. Quelques racït s tiioe Gne donnent quatre livret de bine et coûter. I plut de nunniluTC.

5°. Lj> grotte race a bine grOHieie , répandue dan* une partie, de la Picardie , de la Brie , de la Normandie . du Maine , de ta H.-aure n d'3> qu.l.iu.t iutrei [unies 4r la Fitnce, éunt plus nourrie à l'élable que les prttédentee , dépens* ou moiqa 11 t>. par tète en (mis de nuunltuie ri Je card.ature ; «a iniane p»ie ■le quatie â bit lmif> , smi cinq lure* . qj. , â cause du besoin local m..mcolaoé, ta veud T 5 c la livre . ou 3 fe. 70 c. par loifa qui donne a fr. 4u c. par au, ou en tout û fr. i5 c. de pro-i

— tig —

le kilogramme: celle énorme différence de valeur est encore dans le moment actuel un encouragement presque suffisant a la production des laioes extrafines, pour tous ceux qui, comme MM. Girod (de l'Ain ), peuvent nourrir leurs troupeaux de race électorale à 7 fr. par létc , et pour ceux qui, comme MM. de Jussaim et Ter-

duil, et laisse 4 fr. 85 c- pour pris des fumiers , qn'il donne plus

digèiifi à laine fine , mute de rr.it , du» le centre ci le nord da la Fiance, où elle l'est propagés dans les exploitation! arne'liorées , i5 fr. par tête île uouri iluic et de gardiature ; elle dépouille huit livres de laiua 176 c, faisant G ît. ; le mouton ta vend a cinq a ru , maigre, i3 fr. , r» qui fait 1 fr. 60 c. par année, en tout 8 fr. 60 c de produit pat au, et retlc 6 fn. ■irj c. pour prix du fumier , plus abondant que celui dei racea précédentes. Les grosses races flamande et artésienne a laine longue iUpporlent «n peu plus que colle-ci j mais elles doivent coûter

5°. Le mérinos de pure race et do t aille moyenne coûte de nourriture et gardiature 16 fr. au moins par lite; il ne dépouille guère que sis livres de laine 1 1 fr. j5 e. , total 7 fr. 5o c. Il s'engraisse mal, et ne M veud guère pour la bouebrrie à moins de liuit an> et à plue de 12 fr. , ce qui donne au plut 1 fr. 5o par année, ou eu tout, compris la toisca, g fr. paf année , et laisse 7 francs pour prit du fumier , qu'il fournit ainsi

fj". La race juperfine, qui ne coule dans tes montagnes du Jura que 7 fr. pai tiio à M. Girod (de l'Ain), ou de 8 a y fr.,coin-

ceuire de la France et dans les pap de grande euiture , lui rappono au in ni 11 s pour cetle somme de laine ; aussi l'animal, petit, eltril tendu vieux et donne-l-it pour la bnuokeiic un piaenit

•r-T iao — -

naux, oui leurs élabltHomeni situés mc?. favorablement pour obtenir ce genre de production avec avantagejil est ainsi probable que sur nos montagnes de l'intérieur de la France on cherchera à recueillir comme sur celles du Jura des laines extra-fines , ei à nous affranchir par là du tribut que nous payons à la Saxe pour acquérir la petite quantité de laines de cette qualité qui manque en- La production des laines exlrafines ou superBnes est donc, selon nous , ainsi que selon M. Ternaux , suffisamment encouragée pour ce moment dans la France par le droit actuel de 33 pour 100 , et si , au lieu d'un droit proportionnel , on établissait un droit fixe à l'entrée des laines étrangères de (io centimes par kilogramme

tris-failile; >c> fumiers sont employés à faire croître let fourrages qu'il consomme; dam ce moment il procure du profit à ceux qui peuvent l'élever dans Ici montagnes ; d'il devient très-commun aa

Remarque* que les calculs que j'applique à ces six divilioni de

médiaires, qui mutes laissent pour le prix de leur) fumiers nue dépense proportionnelle à 11 quantité qu'elles en promurent ; remarque! aussi que je n'ai point fait entrer en ligne de compte l'intérêt Ju fonds de rheptel, qui ne peut élre suppose' moine de 10 on 11 pour cent, à cause des elmuces de mortalité; cl ton arquer, enfiu que j'ai, ainsi que tous les autrei agriculteur! , èon- «idéré le croit des troupeaux d'élève comme équivalant à leur décharge et se balançant; avec elle. Après toutes cea considérations, reporte»- voua an teste de ce mimoire et à ce chapitre en particulier, en ne coiifonrlant pas les profits de l'engraijseur sur les grain et fourrages qu'il consomme avec ceux de l'életeiM de moutons , et vous tnuvex» mes calculs exicii.

de laine en suint , de i fr. ao cent, par kilogramme de laines lavées à froid , et de 1 fr. 80 cent, par kilogramme de laines lavées à chaud , et que le décime fût prélevé' en sus , la production des laines superfines serait encore actuellement suffisamment favorisée dans la France (1)?

Il faudraitque le droit fixefùt le même à l'égard des laines intermédiaires ; car dès ce moment celles analogues aux nôtres, provenantd'Espagne, d'Allemagne, de Russie, d'Amérique et de la Barbarie, peuvent, eu étant apportées dans nos marchés , sous la condition de droits d'entrée trop faibles, y abonder a tel point et y être livrées à si bas prix , que si nous les recevons en concurrence il ne nous sera plus possible d'élever des mérinos ordinaires et des métis en France; il faut donc, pour pré-

(1) f.i nécessité de snnteoir la produit iim de uns laines so. parSote par de» dto.:i â l'entrée det laines analug-ict étrangères, se trouve pourtant constater d Mi* l'orra proiluctivts de la Francs. par M. I" baron Ch. Dupin , M «tant y avant observé que I» étranger» non» ocl su.pis>& punr ce B enre de prr>duitiot», ullemetit que quand a Paru lu laines le. plue bell«a de l'Espagne ne te vendent eu Mane que 10 fr., et que no> plat belles laines n'y valent que an fr. , Ici plut belles binât de la Bain et de la Moravie >'v vendent 3c d. le k.l. Il faut donc encourager chez nous leur production , et bien que je ne demande pour elle» comme pour les autre», dam ce moment, qu'un droit fixe i feutrée de» laines étrangères de toutes les qualités , il sera peut -être bientôt nécessaire d'accroître ce droit en faveur de» laines superfines, qui sans cela 11e seraient pas protégées dans une proportion suffisante; cela arrivera quand leur valeur au-dchors aura été considérablement diminuée par leur multiplication surabondante eu égard ans besoins des fabriques étrangères.

venir ce mal , que la valeur de nos toisons de ce genresoit fortement protégée par les douanes (i).

(r) Je ne puis mieux démontrer la néceuité de soutenir la va-, leur de 110» laines inLermédiaires pour conserver l'améliorai ion de

une partie des assertions de M. Ternaiij. sur te revient de> laines françaises, et en comparant ainsi, d'sptb sod second tableau , leurs prix eu luïnt, telles que les Tend le cultivateur , avec leur» prix lavées et dégraissées, prêtes i mettre eu teinture. Ce* prix ■ont établi, au kilogramme, en niai 183».

léca à celles électorales 38 p.,100, 38 0 à 4p 8 00,

a". Mérinos pure, lu plus halll de France , à l'exception

de la laine dite électorale... 30 p. 100 2$ 0 à aS 3 ,60

î'.Ménn os répu tée p ure, pro venantd(s4%3 c cl6°iroiscmt. 3i p. 100 ib o a 18 a 7S.

4°. Mérinos de 3 e et 4° croisement, assimile ai» laines

léonaises d'Espagne 3a p. 100 11 0 à ta a a5

5". Mérinos de a" et 1° croisement, assimilée aux belles SÉgoviennes , Soriineg et Estia-

madure 33 p. 100 9 o à 10 1 ^5.

6". Mérinos de l" 1 croisement , assimilée amlaines d'Andalousie, de la Sierra - More™ , 00

Portugal 35 p. 100 n 60 a 8 1 5o

7". Belle race indigène 45 p.. 100 4.60 i. 5 1 90

BMndigene .nojtnne 4S r . 100 15t>i j 1 3o

9". Indigène pente rare 1b p. 100 3 ci i 1 f-b

Il résulte év.demroeot de ce tableau que les laines iud ifCr.es

se vemleut r n| p|„, q,, e „. 1 lamrt tntemiêduifo ntd.nsm s,

•|"> sont celles des u"' S et 6.; i la nfiité ces iinsons .oufrmédiairet pèsent plot , mais auisi etkt tnûicnt (dua a nos cultivâtes s.

Le prix excessivement bas de cet sorte» de laines, en juillet 1839,011 elles ne se vendent en suint que dè 55 à 65 cent, la livre ou le demt-kilogr. , quatre au cent et bon poids fournis par le vendeur, est une preuve trop évidente de cette vérité.

Comment en effet nos négocians consentiraient-ils à payer nos laines plus cher, quand ils peuvent se procurer celles analogues , provenant de l'Espagne , a 3o ou <{o centimes la livre , ce qui , avec le droit de 33 pour cent acquitté sur le minimum de t franc le kilogramme, ne les porte que de 47 à 5? centimes tout entrées dans la France , et quand de bonnes laines de Crimée , de Barbarie et d'Amérique leur reviennent encore à des prix moins élevés (1).

Cherchons donc un moyen d'arrêter le mal, et le seul qui se présente est l'augmentation jusqu'à 66 cent, par kil. en suint, décime compris (1) , des droits pro-

finesse de dm laines; remide banal , espèce de panacco réellement inapplicable dam In plupart de nos dcpartemenii, et qui d'ailleurs sérail inutile, puisqu'il n'aurait [mur elfet que de faire «rcroitw une production de !um au détriment de la valeur de cette nicmc production, dont la consommation sera toujours fort limitée, k mnins que les prit ne retombent assez bas pour devenir à la portes du vulgaire ; et alors quel profit aurait-on à les produire? (a) [/élévation du droiii Go centimes par kil. en suint, qui,

laines d'Espagne loin curées dans la Fiance , finis de transport M courtage payes , qtm de ?5 à 8.1 c. le ilenii-kilogiammr, selon Ici qualité». Je crains que ce pris ue soit vncore un peu faible.

lecteurs de nos laines intermédiaires et fines , droits qui à 33 pour cent sont devenus insuffisans, bien que la quantité 1 de la chair des moutons qui produisent ce» sortes de laines vienne eu partie ea compensation de leur trop bas pris, relativement à celui de la nourriture de nos troupeaux.

Voyons maintenant ce qui concerne les laines com-

a lieu en tissus extra-fins et en tissus fins; les tissus de laine communs sont les seuls fabriquas par nous avec des laines étrangères qui restent en presque totalité sur notre marche intérieur ; aussi nos laines communes indigènes sont-elles celles qui ont le plus baissé, proportionnellement aux prix, qu'elles coûtent à nos cultivateurs, depuis la trop grande introduction des laines exotiques, et leur baisse a été d'autant plus pénible qu'elle a plus spécialement affecté les pays pauvres , dont elle a diminué et même arrêté l'amélioration , qui ne pouvait commencer que par l'amélioration et surtout par la multiplication des troupeaux indigènes.

(l) Je lit dam le Mémoire du commerça de Marseille que la légère fraction des laines communes employées dans ta Frauec et produites par elle n'est pas abordable par l'élévation de son prix , comparé il celui des laine» étrangères ; 0 bien , j esl-il dil , ■ que ce prii laisse en perte le propriétaire, r> II me semble que l'on ne peut donner une meilleure preuve de la nécessité de protéger fortement la production -de dos (laioes communes dam la France, afin de nous mettre dans le eu de nous suffire à nommêmes pour une consommation qui , quoi qu'en disent ces messieurs, est déjà fournie des sii septièmes par nus noupeaui, ainsi que le prouve le chapitre Jll de ce Mémoire.

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L'amélioration des pays pauvres el mal cultivés , qui forment plus des deux tiers de la France , serait ainsi toujours arrêtée par les droits actuels, à cause du prix excessivement bas des laines communes hors de la France, où elles s'achètent dans les lieux de provenance à 5, 10 et jj centimes le kilogramme en suint , ce qui aujourd'hui, frais , transport , commission et droits acquittés, les fait revenir, suivant les qualités elles nuances, de aa à 4a cent, le demikilosjr. , entrées dans nos ports de la Méditerranée.

Les laines de Buenos-Ayres , dont plusieurs qualités sont helles«t soyeuses, sont proportionnellement d'un aussi bas prix , puisque, suivant les auteurs des Observations lithograp Liées , elles ne pouvaient pas se vendre à Rouen, en 1828 , droit acquitté, plus de 60 centimes le kilogramme (1).

(1) Lee laines do la Barbarie, de l'Italie, de la Sardaiçne et de la Sicile, fournie! en abondances tout» lu nations qui ont voulu le H manufacturer, ont terri debase Ji toutes 1» fabriques nouvelles du Piémont, del'Italie, do l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Prusse, de la Russie et de l'Amérique; Us mécaniques de l'Angleterre, employées dan* tous ces pays comme dans la Franco , lei ont lissées jusque dans l'Egypte.

Presqua toutes les nations commerçantes fabriquent doue aujoard'hui chei elles, et pour elles, les étoFfes communes avec leurs pro-

l'art de produire à bon marclté , récolte presque sans frais une énorme quantité de laines commuons , et est assurée d'an immense débit , favorisé par sa marine et ses colonies ; comment formerionsnous dniic le vain projet d'acheter au-dehors les laines communes pour les revendre ensuite toutes fabriquées à ceux qui nous les auraient fournies, et qui 1rs travaillent eui-mëmcs mieux et plus économiquement que nous ? Si nous les achetons pour noire débit

bans l'état actuel ries lIioms, noua restreignons donc , par la iiioiliLilé ries droit» à l'entre»! îles lame» cuaii gères, la production rie no» lames communes, les seules pendant long-temps encore pourront eue

obtenues sur Ici neuf dixièmes de notre sol ; nous arrêtons les progrès de la culture et de la production indigène ; nous nous opposons au* achat» que le cultivateur français ferait des produits de nos fabriques , et nous ne vendons ni ne pouvons rien vendre do plus au-dehors, parce que les tissus communs abondent et se fabriquent partout. Abandonnons donc ce faui système, qui est évidemment contraire à l'accroissement et au perfectionnement réel de la production française.

Rehaussons , pour y parvenir , nos droits sur l'entrée des laines communes élraugères jusqu'à 66 centimes, décime compris , par lilog. de laine en suint ; portons -les de la même manière à 1 fr. 3a cent, par kil. de laine lavée à froid, à i fr. 98 cent, par kil. de laine lavée a chaud, et maintenons ces droits d'entrée jusqu'au moment où la France, qui pourrait et devrait produire le double de laine que l'Angleterre, et qui n'en produit pas la moitié, en produira au moins autant qu'elle. Alteudons qu'elle puisse se fournir elle-même de laines communes à aussi bas prix que peuvent le faire les Anglais dans leur pays, avant de former le vain projet de rivaliser avec eux au-

inléiieur, commençons doue par faiie produire n nos cultivateurs à- quoi les u*jer à dos fubiicans, et pour cela il faut ou. rentliéïii leur blé, ou boiitenlr le pril de leurs laines.

dehors pour

le débit des étoffes gr

ossières , dont la

matière premi>

notre propre con-

dans la Franc*

fit le droit et l'é-

tablitsant sans

minimum au laui fixe

indiqué ci-dessus,

noua améliore

toos le son de nos agr

iculleurs en amé-

lîoiant atissi .

lelui de nos fabricant

, qui trouveront

ipagnes.

On nous dit, à Mjr»eille et à Orléans, que les laines grossières du Leïnnt venant en retour de nos draperies et Je nos bonneteries Unes, nous nuirons j notre débit en ce genre , si nous nuisons, par l'élévation de nos droits, ii l'arrivage des lames communes. Il me semble facile de répondre it celte objection :

io. Que les retours qui ne s'effectueront pas en laines grossières s'effectueront en articles d'épiceries et de drogueries qui nous manquent, et surtout en coton-laine, que notre sol ne produit pas, et que le Levant peut nous fournir en abondance, depuis surtout que l'Egypte le cultive avec le plus grand succès;

2°. Que les retours en laines communes ne seront probablement que peu diminues, et que peut-être même ils s'augmenteront momentanément par l'accroissement des droits d'entrée sur ces laines, jusqu'à l'époque où la France s'en fournira chez elle en quantité suffisante; cela résultera de ce que l'agriculteur français , florissant par la liausse du pris de ses laines, achètera beaucoup plus de tissus, et de.ee que les tissus communs qui se fabriquent en France, se vendant spécialement à l'Intérieur, s'y débiteront en plus grande quantité.

5'. Tandis que le débit à l'intérieur des tissus de

laine communs suivra l'accroissement de la consommation des cultivateurs, notre vente de tissus plus fiiis au-dehora ne sera pas diminuée par l'élévation des droits d'entrée sur les laines matières, si lés primes à la sortie les contrebalancent. J'en trouve la preuve daus l'accroissement de notre exportation en lainages , depuis l'élévation de nos droits d'entrée et rétablissement de nos primes à la sortie;

4°- L'élévation des droits favorisera nos lavoirs, qui trouveront autour d'eux plus de laines indigènes, qu'ils se procureront plus aisément , plus constamment et plus sûrement que les laines étrangères, dont l'arrivage peut parfois être difficile (1).

5". Elle n'affectera pas moins favorablement noire fabrication de couvertures et autres tissus communs. A la vérité, nos manufacturiers payeront la matière première plus cher; mais en revanche ils vendront beaucoup plus de tissus à l'intérieur à des prix plus élevés , et peut-être même beaucoup plus à l'étranger, par l'effet des primes; en sorte que nos manufactures de tous genres bénéficieront davantage sur une grande vente à l'intérieur it des prix rendus courans par l'aisance du consommateur , qu'elles ne le feraient sur une

(i) Il serait peut-Êlre i propos de Favoriser le lavage des bines étrangères que nous importerons, en rehaussant proportionnellement les droits sur les laines lavées, plus que sur les laines en mi m ; dans ce eu le droit d'entrée que nous proposons pourrait 6tre accru de 3o centimes par kil. sur les laines lavées à froiJ, et de Go centimes par kil. sur les laines lavées a chaud ; cela favoriserait en mime temps les producteurs da laines auperfines dans la France, ces sortes de Jaiues arrivant preique toujours lavées.

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vente a l'étranger sans cesse décroissante , à quelque bas prix qu'elle fût offerte , parce que dans ce cas , quoi que nous fassions, nos marchandises seraient loujours repoussues au - dedans parle cultivateur, qui n'aurait pas assez de produits pour pouvoir les payer.

6°. Craindrions-nous la diminution de notre commerce maritime et de notre navigation, quand notre production indigène en laines communes suffira à nos besoins^ non, certes. Sans doute, nos échanges au-dehors varieront, mais la crainte de leur diminution serait une terreur chimérique; car ce ne sont jamais que les produils indigènes qui soldent les produits exotiques; plus nous aurons de produits indigènes, plus nos moyens de solder des produits exotiques s'accroîtront, et mieux nous pourrons nous pourvoir de ceux qui, à cause de la nature de notre sol et de notre climat, nous manqueront toujours; nous consommerons plus, par cela seul que nous produirons plus; les retours de nos ventes extérieures changeront de nature par l'accroissement de notre production, sans diminuer pour cela en quantité et en valeur. Loin de là , ils s'accroîtront avec rapidité , par le seul motif que nous aurons plus de produits nationaux à offrir en échange de ceux qui nous manqueront encore (i).

(0 Eu 170.1 , Latoiaier ne partait qu'à 30,000,000 le nombre des mouton* enFrancc, dans le résumé de un ouvrage lue la richeue territoriale nationale, imprimé par ordre de l'AucmblÉe nationale ; telon lui la valeur de not laines n'hait alon que d* 5o,ooo,ooo lï. On voit par là combien la vente favorable des laines et dus moulons a contribué à le» feirt multiplier en France

En résumé, noua ne pouvons cesser de dire que les laines communes sont celles qui ont le plu» besoin de protection dans la France. M. Caffio lui-même nous l'a dit, en février 1829, dans les Annales de l'agricul-

jusqu'à l'année IrW, où le nombre de nos Mu-, ovines «'élevait à 35,ooo,t.on, compris celles dea grande! race» de mérinos et .le mil if nouvellement Introduite! dam b culture , et jusqu'à iojÎ) où la valeur de nos laine) s'eleit élevée à 100,000,000 fr.; en sorte qu'à cette dernicie époque celle-ci était doublée, cl qu'elle devrait eue ot'unee bien pion ii let calculs de M. Tetnaui pouvaient être considérés comme exacts.

La conséquence naturelle de ce Tait est la nécessite de soutenir, p>v 1» droits d'entrée sut- les loin» et tri moutons étrangers, la grande production do» moutons ttnns la Fiance, eu j «citant surtout In multiplies lion des races les plus grosses el les plus productive» en laine et en cliair. On n'en doutera pas quau<l ou se rappellera que le célèbre de la Grange a terminé son Essai ^arithmétique politique, eu disant :

n La conclusion qu'on peut tirer de» résultats que nous avons a trouvé» est que la France , dans l'état où est son agriculture , u fournit a siei de grains pour la consommation de s» habitaus ; .1 mail qu'eu bestiaux elle n'en fournit qu'un peu plus da la .« moitié de ce qui serait nécessaire pour que chaque habitant «H <t une ration p topoi I ion n elle I celle dss soldats u

Remarque! bien que, comme Laroisier, il n'a compris la ration des femmes que pour environ moitié de celle des hornmea, et celle des enfans que pont environ le tiers de celle des femmes, et qu'après avoir obtené que la consommation du blé est 1 celle de la visnde dan» la France comme i5 est à a, il a ajouté: n Celle proportion est la viaie mesure de la pauvreté ou de la ■ iichessc d'un état, puisque c'est de la nourriture que dépend

n des Français , il faudrait donc pouvoir augmenter la consora- <t mnlion de la viande, mémo nui dépens de colle du blé. n Eu An 5 leterre, la proportion de la vianda consommée est plus

ture française; et voici comment s'est exprimé alors h cet égard ce signataire des Observations lithograpbiées, dans le mois de décembre précédent.

u Le tableau suivant noua prouvera, a-t-il dit, que « ce sont les propriétaires de laines communes qui « ont le plus de droit de se plaindre, puisque l'ina troduction des laines fines ne compte pas un et un a quart pour cent de la toLalilé des laines qui en- « treni en France. Voici ce tableau :

/Fines.. 54,i44t.w|4p-«|oj i8a5. JMétiss.. 186,546 4-1 j/, p. O |oi de 4,6^8,345 k. (Comm . 4,4°7i555 94- 1 ! 2 P- o|° ) Sa seule inspection démontrant que ce sont les laines communes dont la production est encore la plus insuffisante dans la France , ce sont elles , en effet, qu'il importe le plus de protéger par la loi des douanes.

Cette conclusion résulte également du tableau de l'importation des laines étrangères en 1837 , que nous avoua donné précédemment, et elle est aussi la con-

Toutc n fortune étant territorial*, et aimée dam des lieux 0(1 je puis prétendre obtenir îles laines fines sur des bétes à laine de taille médiocre, mais où le toi ue me permettra jamais d'acclimater lei grasse» races à laines communes ou longues, je n'ai Toulu que nos lois de douanes fissent préférer ces dernières à

ne sera qu'en les multipliant pariant oil tels sera possible, que

séqucnie des doeumens recueillis par M, M or eau de

Selon lui, « l'importation moyenne par muée, en « i8ao, 1831 eii8a 2) a été,

« En laines fines , de 4,aG4,ooo liv.

« Et en laines communes, de. 14,466,000

. ToTJ-L l8,73o,O00 llV.

« Donc, dit -il, les laines «ommunes manquent o beaucoup plus à la France que les laines fines. »

Ajoutons à cela que l'exportation ne nous enlève que le trentième de nos tissus de laines communes, dont les vingt-neuf trentièmes restent dans la consommation intérieure, tandis qu'elle nous enlève te quart des lainages tins fabriqués par nos manufacturiers, et qu'il n'en reste que les trois quarts pour notre consommation ; certes, alors nous ne douterons plus de la nécessité, en établissant un droit d'entrée fixe, de rehausser le prix de toutes nos laines indigènes, et par la d'accroître la production de chaque sorte en raison de la consommation do nos fabriques.

On a prétendu qua la diminution du prix des laines indigènes avait été la conséquence de l'augmentation des droits k l'entrée des laine* étrangères.

En 1828, M. Ternaux, prenant la oause qui avait nécessité l'augmentation des droits pour l'effet qu'il attribuait a tort a ces mêmes droits, soutint, à la Société centrale d'agriculture, ■ que les droits sur los laines « étrangères , à mesure qu'ils augmenteraient, feraient u diminuer le prix des laines indigènes , par la dimi- « nution qu'ils occasionneraient dans la fabrication des

c étoffes qui emploient ce lainage. » Il dit, et prétendit prouver, par la compuUion de ses registres, qu'à chaque fois ou, depuis 1820 , les droits sur l'entrée des laines étrangères avaient été augmentes, le prix des laines de toutes les qualités était tombé, et quo c'était même presque immédiatement après l'augmentation des droits que cette baisse avait été la plus marquée.

Cela devait être en effet, parce que la loi des douanes n'étant présentée que pour remédier au mal déjà existant , sa discussion publique a toujours prévenu les introducteurs des laines étrangères à temps pour faire leurs approvisionnemensau-debors, avant l'application des nouveaux tarifs; de sorte que la baisse immédiate du prix des laines indigènes délaissées a dù en être la conséquence momentanée, et se prolonger même dans les premiers temps qui ont suivi la promulgation delà loi nouvelle ; mais cette baisse n'a pu se soutenir long-temps après que les provisions des manufactures ont été épuisées, ou au moins elle n'est pas descendue au prix encore plus bas oit elle serait parvenue

Au surplus, si les droits à l'entrée des laines étrangères font baisser les prix des laines françaises, comme quelques fabricaus le prétendent encore ( à tort il est vrai ), pourquoi se plaignent-ils de l'accroissement de ces droits , quand leur conséquence est que leurs ateliers sont approvisionnés à plus bas prix avec noslaines indigènes , dont ils emploient beaucoup plus que de laines étrangères? Je leur laisse le soin de répondre à cette question; quant à moi j'avoue que si des citoyens aussi estimables que M. le baron Termus n'avaient pas élevé un doute à cet égard, et

n'avaient pas cherché à démontrer celte singulière assert ion , je me aérais garde - de la combattre, par la crainte que l'on nem'accusat d'attaquer une chimère.

Il n'était pas besoin non plus, pour expliquer la baisse qui avait précédé les nouveaux tarifs , et continué momentanément après leur promulgation, de recourir ii l'encouragement que la diminution de nos acquisitions au-dehors aurait pu donner aux manufacturiers étrangers, en réduisant notre concurrence pour leurs achats en matières premières j car cet avantage, que la petite variation de la masse de nos acquisitions de laines étrangères sur le marché de l'uni' vers a sans doute rendu fort peu influent, s'est trouve amplement compensé sur ce m™e marché par l'accroissement de nos exportations de tissus, que la faveur des primes a relevé- La singulière assertion de M. Ternaux se trouve d'ailleurs contredite i* par les plaintes de la plupart des fabricans de laine, contre l'augmentation de prix que les droits sur l'entrée des laines donnent à la matière première; a" par les discussions qui se sont élevées à ce sujet dans la Chambre des députés; 5° par l'élévation réelle du prix des laines françaises dans les seconde et troisième années qui ont suivi la promulgation des tarifs, élévation que la rapidité de la baisse du prix dos laines à l'étranger n'a pas permis à notre trop faible tarif de soutenir dans la France.

Le 3 mai i8a8 , H. Cunin-Gridaine a reconnu, à la tribune de la Chambre des députés, que la prime de 10 p. 100, destinée à favoriser l'exportation de nos tissus de laine, a permisa nos manufacturiers de soutenir la concurrence sur les marchés étrangers , l'augmentation de

leur prix, a-i-ildit, se trouvant ainsi a peu prés compensée par l'abandon qu'ils font à leurs acheteurs du maniant de la prime (1).

Néanmoins nous pensons avec M. Fouquier d'Héronel , rapporteur de la Société de Saint - Quentin , qu'il se peut que, dans l'intérêt du commerce et même dans celui de l'agriculture, la prime à l' exportai an des tissus de laine doive être accrue, et nous sommes convaincus que son taux doit toujours être en rapport avec celui des droits d'entrée sur les matières premières.

Nous demanderions donc i° la fixation des primes

(0 Orne opinion n'est point partagée pai les auteurs des Ob~

fabriqués dans la France avec le produits cl r.iri£eia paient 17 cl huit

dant à la sortie que 10 pour ceul, le manufacturier Français éprouve sur les droits acquittas uni* perce de 7 et liuit centièmes poui cent, taudis que les fsbricaui anglais ne paient que trois huitièmes . pour cent sur ces matières , et les fabricant belges un quait pour ecut , ce qui cause un désavantage réel i uni fabricaua Français ; il regarde celte différence de prime sur le droit comme équivalant à un impôt de 7 et liult centièmes pour cent sur 11 sortie dos lissui de laiue fabriqués en France.

a Nous place, au n.eeau de l'dlranger est elrosa iodiS|.(0»»ble, • dit M. PdUJ ; .1 faut pour cela nue résolution intégrale * Va g pnrisiioo des tissus , des dioiU que les matières pipm.cies au-

l'.i malheur, <it bnuiiul.le falriceot se liompe ; cela M-ra toujours io««fEiftol isnt que subsisteront les aunes inconstances t,m d.«.nr..t .. .s un ia.ili-* do la cône Isni supé noiile coto-

à k sortie des tissus, dans le rapport, dos droits sut ] 'ira portsti on Ses laines étrangères.

a". Qu'elles fussent accordées à la sortie de tous les tissus de laine, quelle que fût leur valeur, ainsi que le commerce de Marseille l'a demandé, parce que, selon lui, les fabricans de laines communes , qui produisent des étoffes valant moins de 6" fr. le kil. , ne participant pas aux avantages qu'elles devraient leur procurer, dans un rapport proportionnel à ceui qu'elles procurent aux fabricans de tissus d'un plus haut prix. Sous ce rapport rétablissement d'un droit fixe d'entrée, en permettant de déterminer une prime fixe par kilogramme de tissus de laine sortis, rendrait l'application de la loi générale et facile.

3". Que pour le moment les primes fussent toujours accordées a la sortie des draps, de la bonneterie et des lainages fabriqués, quelle que fût la provenance de la laine, de telle sorte qu'elles égalassent une somme de droits pareille a ce qu'aurait payé la laine employée à les fabriquer, à son entrée dans la France, si elle était exotique (i).

4*. Que, pour multiplier nos relations au-deiiow , ces primes fussent payées en bons applicables à l'acquittement des droits d'entrée sur les marchandises étrangères, non produites par notre sol ou par nos fabriques, et livrées à la consommation de la France.

Par là on favoriserait assez l'accroissement et le per-

(l) Ceci aurait pour but de faire vondre à l'étranger uns quantité de laine indigenc proportionnée à !a quantité de laine» exotiques tarées dans la conionirnalion de ta Frauce.

Lin G*

fectionnemenl des laines indigènes, pour nous mettre promptemeut dans le cas de les produire chez nous en assez grande quantité , sans nuire à notre commerce avec l'étranger, celui - ci se trouvant mime eicité par le besoin d'employer les primes à l'acquittement des droits sur les objets qui nous manquent (i).

Je sais que l'élévation des droits, même quand elle est compensée par des primes à la sortie, rappelle le mot de prohibition , et que ce mol effraie, avec raison, un grand nombre d'hommes habiles : comme ceux qui font partie de ce nombre, il m'effraie moi-même, mais je suis loin de regarder comme une prohibition le droit , quelque élevé qu'il soit, dont l'effet doit être d'accroître la masse de noire production indigène, et surtout de celle qui doit servir à satisfaire les besoins du plus grand nombre des consommateur* nationaux.

(l) Depuis le ministre de M. Vansittard, l'Angleterre « été à

U urtia îles matières fabriqué» sur les abjiti dont U concurrence étranger* tendrait à arrêter le débit au-dehors; voici le Tait.

laine» étrangères, c'est-à-dire sur les laines courtes, les seule* que l'Angleterre eût besoin de tirer du dehors, n'o'tail que de trois quarts de denier, ou 7 centimes el demi; il fut porte' à Gdeniers, ou 60 centimes par litvt anglaise, c'est-à-dire au double du droit que noua demandons sur l'entrée des laines étrangères daus U France, sans accorder de primes à la sortie. La concurrence étrangère était redoutable pour les tissus de laine courte, et elle ne pouaï l l'itre pour le débit de cens de laine longue ; l'e spolia lion

Je ne vois dans ce cas de limite utile que celle posée par le prix nécessaire de la production indigène, prix qu'il faut bieu se garder de faire baisser autrement que par la concurrence de nos propres producteurs (i). Nous ne pouvons atteindre autrement Tac-

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: le tableau luïraat :

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produits britanniques.

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nique, et que même il y eût trame u cela a eu lieu dana la France.

(1) M. Datblay l'eit attaché, le 6 m

1 producteurs de peureut retarder

. toujour», quaud la matii're indi-

croissement dans la masse de nos produits et l'économie dans les moyens de les obtenir : économie de la plus haute importance, et qui, bien plus que toutes les primes à la sortie, mettra nos manu facturiers à même de lutter contre les manufacturiers étrangers.

Soyons assurés que quand la concurrence sera établie seulement entre les nombreux producteurs de laine de la France, eique ceux-ci seront stimulés par l'appât d'un gain assuré, les améliorations dans la qualité suivront de bieu près celles dans la quantité , et qu'alors nous ne craindrons plus qu'un obstacle imprévu, ou indépendant de nous , apporte un empêchement complet à la satisfaction de nos besoins les plus impérieux, ni même à celle de nos jouissances- La prohibition qui tendrait à restreindre la masse des jouissances des consommateurs est une des absurdités du système rétrograde , soit qu'elle s'applique aux produits du sol ou i ceux des manufactures; mais l'abolition ou la faiblesse des droits protecteurs de la production indigène, quand des primes à la sortie peuvent en atténuer l'effet vis-à-vis du commerce étranger , sont contraires à tous les bons principes d'économie politique, et opposées au système britannique lui-même; cette abolition ou cette faiblesse ne seraient guère moins absurdes que la prohibition, et auraient des conséquences plus funestes encore , parce que le premier moyen de payer est de produire soi-

coalieioD , s'cmpretK de l'acquérir de préférence, et que par là lu matière indigène délaisse» tombe i fil prix.

iin'rac de quoi satisfaire aux échanges, quand on a commencé par satisfaire à ses propres besoins.

Un accroissement de droits de douane est indispensable pour réserver nos ma reliés intérieurs à uos producteurs de bestiaux et do laines, qui n'amélioreront la culture que quand la vente de leurs produits les mettra a même de (e faire avec avantage, et qui n'achèteront les produits de nos fabriques que quand cette vente les mettra a même de les payer j évitons donc, danit l'intérêt général de la Franco, que la concurrence des bestiaux de l'Allemagne arrête la multiplication et l'engrais des nôtres, et que la concurrence des laines de l'Espagne et du Levant force nos producteurs de laines moyennes et communes à renoncer à l'accroissement des seules productions iudigènes ou nationales qu'il nous soit encore possible d'accroître avec succès dans une grande partie de la France.

Ne perdons jamais de vue que la production peut seule créer la richesse, et que colle qui provient du sol est et sera toujours la plus importante de toutes pour notre pays. Toute la loi des douanes sera par là suffisamment expliquée (i).

( i) Je ne puis terminer ce qui concerne le droit sur les laines Biui témoigner .'. M. Beiioist-Latour , l'un de nos plus laborieux coUicucs et l'un de nos négociais les plue habiles , la reconnaiisance que je lui dois pour les docuniciu important qu'il m'a

différassent alors sur quelques points , \e dois rendre hommage à ion impartialité, el >ui soins qu'il s'en donnes pour approfaa-

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