RÉPONSE AUX CENSURES DES THÉOLOGIENS
Princes de faux rapports-, ils pouvoient machiner tout ce qu’ils eussent voulu à tort ou à droit sans danger, et jamais n’y eut eu fin. — Combien que m’a été force de quitter la place pour une autre raison. Car outre la grande dépense qu’il me falloit faire à suivre la cour, et que j’étois contraint d’abandonner les lettres, toutefois je ne pouvois fuir que tout ce que j’imprimerois ne fût sujet à leur censure. Par ce moyen il m’eût fallu perdre toute- la peine que jusqu’à présent je me suis efforcé d’employer en la sainte Ecriture et bonnes lettres, et que j’ai de ferme propos délibéré y dédier jusques à la fin de ma vie.
Quelqu’un pourroit objecter qu’ils soutenoient une bonne cause, mais qu’ils ont seulement failli en la façon de procéder. Là-dessus je ne veux point dire un mot pour moi , sinon qu’on juge de la chose en soi. — Seulement je déclare que je me tiens du coté de la vraie Eglise du Seigneur et Apostolique , en laquelle règne le ministère de sa parole et le vrai usage des sacremens-, laquelle confesse la foi qui nous a été baillée par les Pères, et est fondée en la pure parole de Dieu , et non sur les songes des hommes.