‹ De la Prohibition de la Vente entre ÉpouxChapitre 3 sur 75 · Ile partie, chapitre IL · texte numérisé non relu

Ile partie, chapitre IL

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qu’au régime de la toute puissance dominicale, qui supprimait la personnalité juridique et les droïts de la femme au profit du mari, avait succédé celui du mariage libre, avec lequel apparaît dans les antiquités du droit romain le régime dotal, c’est-à-dire la séparation et l'indépendance des deux conjoints, et par conséquent, leur capacité réciproque l’un à l'égard de l’autre.

Cette liberté que la dot assure à la femme, cette absence de puissance maritale dans les unions où elle figure, est un fait saillant de l’histoire du droit romain.

« J’ai reçu une dot, s’écrie le personnage d’une comédie de Plaute ; c'en est fait : j’ai vendu mon pouvoir marital pour cet argent. »

Argentum accepi: dote imperium vendidi (x).

D'autre part, il est incontestable que le régime dotal sépare complètement d'intérêts le mari et ia femme.

Ils sont, à ce point de vue, tellement étrangers l’un à l’autre, que le mari a action contre la femme pendant le mariage pour le dommage qu’elle pourrail avoir causé par sa faute aux objets les plus divers qu'il lui a prêtés (2) ; comme aussi la femme

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