Plante. Casina
en 4) — mais celui de matrona (1), et le mari n’a aucun droit sur les biens qu’elle peut avoir.
« Le caractère de cette innovation, dit M. Gide, dans son Ætude sur la condition juridique de la femme (2), c'est de favoriser la conservation des biens patrimoniaux dans le famille, dans l'intérêt des agnats de la femme. La manus pourra être écartée ou établie, selon qu'elle sera contraire ou conforme à cet intérêt. »
Bien que le mariage accompagné de la conventio in manum fût encore à l’époque des XII Tables le plus général, il ne tarda pas à tomber en défaveur : la parcimonie des pères et la tutelle des agnats se refusèrent plus d’une fois à laisser l'épouse passer sous la puissance du mari. Ajoutons d’autre part que la manus imposait aux femmes une dépendance tellement exagérée, qu'elles surent bientôt en triompher en accordant la préférence au mariage libre.
Dès lors, il semble que les époux aient eu la capacité nécessaire pour contracter entre eux.
En effet, la même impossibilité n’existait plus, puis-
1. [l y eut alors chez les Romains deux espèces d'épouses légitimes : la matrona et la materfamilias. Celle-ci, à la différence de celle-là, brisant tous les liens qui la rattachait à sa famille d’origine, entrait dans celle du mari après avoir abdiqué tous ses droits, pour ne reconnaître que ceux de son époux.