‹ De la Prohibition de la Vente entre ÉpouxChapitre 36 sur 75 · Cicéron. Æconomic, t. XXXVI, Liv. I, p. 9r · texte numérisé non relu

Cicéron. Æconomic, t. XXXVI, Liv. I, p. 9r

Des

s'associent dans le contrat où se trouvent ces grands objets » (1).

« Les époux qui s'unissent, ajoute encore le même auteur, les familles qui s’allient, la lignée qui va venir, les tiers qui contracteront, le présent et l'avenir: voilà ce qu’embrasse dans sa prévoyance cette charte du foyer domestique ; elle touche à ce qu’il y a de plus essentiel et de plus vital dans l'Etat : le crédit et la propriété ne sauraient faire un mouvement sans y aboutir. »

C’est pour cela que les conventions matrimoniales, comparées aux autres conventions, non seulement jouissent de privilèges considérables (2), privilèges commandés par la nature des choses, la situation des parties et accordés dans l’intérêt public avec le même souci qui faisait dire à Platon :

« Pour qu’une République soit bien ordonnée, les principales lois doivent être celles qui régissent le mariage (3). »

Mais encore ces lois forment la charte où l’on établit «le nœud indissoluble d’une alliance et les lois d'une famille, qui doivent demeurer à la postérité, fixes, perpétuelles etimmuables, sans qu’il soit plus

1. Troplong. Du contrat de mariage, t. I, p. 24. 2. Articles 1082, 1087, 1095, 1387, etc.

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