‹ De la Prohibition de la Vente entre ÉpouxChapitre 37 sur 75 · Platon. De legibus, chap. IV · texte numérisé non relu

Platon. De legibus, chap. IV

au pouvoir des conjoints d’y rien changer, altérer ni diminuer » (1).

D’après le droit commun, la volonté peut défaire l’œuvre qu'il lui a plu de créer ; mais ici la volonté des époux est impuissante pour réduire à néant ou modifier les conventions qui ont présidé à l’union conjugale. La loi elle-même ne saurait, par des dispositions postérieures,en enlever aux parties le bénéfice légitime (2) et, hors les cas déterminés, aucune décision judiciaire ne pourrait imposer aux époux des changements contraires aux clauses de leurs conventions matrimoniales.

C’est qu en effet, il est en elles un lien supérieur à tous changements d’une volonté ambulatoire, un principe qui exclut tout repentir : l’immutabilité des conventions matrimoniales.

Ces dernières demeurent irrévocables pendant le mariage. (Art. 1395 C. civ.)

De cette immutabilité il résulte que les conjoints, dès que la qualité de leurs biens est définitivement fixée par la célébration du mariage, ne peuvent plus remplacer cette qualité par une autre ; non seule-

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