‹ De La Propagation Des Affections Vulvo-Vaginales De L'EnfanceChapitre 17 sur 20 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Habituellement le pronostic des vulvo-vaginites est bénin. Cependant, sans trop assombrir le pronostic de cette affection, nous croyons que, étant donnée la fréquence extrême du gonocoque dans l'écoulement, et {a possibilité des complications articulaires, des complications péritonéales, il ne faut pas envisager l'affection comme négligeable. +

Quant au pronostic des complications péritonéales, il dépend beaucoup du degré d'infection et du degré &e participation du péritoine.

Le début de la péritonite, dans le cas qui nous est per-

sonnel, fut dramatique ; cependant le pouls ne fut pas

modifié d’une façon notable ; l'état général ne s’altéra pas de suite et malgré l’imminence d'une péritonite généralisée, le calme se fit et la malade guérit. Cependant, même pour ce cas favorable, nous croyons qu'il faut faire des réserves sur l’avenir de l'enfant. Qui sait s'il ne persiste pas chez elle des adhérences fâcheuses pour plus tard?

Un auteur américain, Andrew F. Currier (1), de New- York, va plus loin; il croit que toute vulvo-vaginite de l'enfance peut laisser des traces; et il lui semble extrèmement probable que beaucoup des utérus déformés et atrophiés avec lesquels sont associés si souvent la dysmenorrhée, la stérilité sont les conséquences légitimes de la vulvo-vaginite du jeune âge.

Nous n'irons pas jusqu'à partager cette opinion qui n’a pour elle que la vraisemblance ; et nous croyons que les faits que rapportent von Saxinger, Welander, Sanger (2) sont très rares et que la plupart du temps la vulvo-vaginite guérit sans laisser aucune trace.

Quant aux pronostics des formes généralisées de péritonite, il est inutile d’insister sur leur gravité, et la mort a Cté la conséquence de la maladie dans les cas que nous avons rassemblés (Huber, Steven, Hadfield, Caillé).

(1) Andrew Currier. M. D. New-York.

(2) Loco citato.

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