‹ De La Prophylaxie De La Variole Aux ColoniesChapitre 11 sur 24 · R. Würtz, loc. cit · texte numérisé non relu

R. Würtz, loc. cit

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Si le médecin ne trouve pas, dans la région où il exerce, les veaux ou les génisses nécessaires à cette régénération, qu'il se souvienne des expériences déjà anciennes de E. Hervieux sur le vaccin de chèvre. « La chèvre, dit cet auteur, et les animaux de l’espèce caprine, sont aussi aptes que ceux de lespèce bovine à la culture du vaccin, et la vaccination de chèvre à bras réussit bien à la condition que l’inoculation soit pratiquée aussitôt après la récolte du vaccin.. Les avantages du vaccin de chèvre sont propreté, douceur, économie, sobriélé » (1). De même et plus tard, MM. Bard et Leclerc, puis MM. A. Calmelte et Guérin (2) ont montré que le lapin pouvait être employé comme vaccinifère et que la Ilymphe qu'il fournit pouvait être utilisée pour vacciner des enfants. D'après Voigt (de Hambourg), le vaccin de lapin doit devenir, sous les tropiques, un auxiliaire précieux dans la lutte contre la variole et M. Martin, à Konakry, € a pu apprécier le rôle particulière ment utile » de cet animal «dans la régénération des vaccins affaiblis et dans l’entretien des semences ». Enfin, le cowpox est cultivable sur les espèces équine, asine et ovine. Le médecin colonial est donc autorisé à tenter de régénérer son vaccin par des inoculations aux divers représentants de la faune domestique locale,

voire même de la faune sauvage (gazelle, biche, ete.).

1. E. Hervieux, « Du vaccin de chèvre, » Pull, académ. de Médec., 1800, t. XXII, p. 5x.

2. À, Calmette et GC. Guérin. « Recherches sur la vaccine expérimentale » Ann. Inst. Past., 1901, p. 167, 168.

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Ce faisant, il acquerra des connaissances précises et précieuses sur la réceptivité de ces représentants à l'égard du cowpox, connaissances dont pourront profiter ceux de ses confrères qui, placés dans les même conditions, se heurteront aux mêmes difficultés. Si, même, les génisses ne font point défaut dans une colonie, iln'est pasinutile que cesexptriences y soient ins- Utuées : de ce que cet animal demeure, dans les pays d'Europe, le plus productif en vaccin, on ne saurait, en effet, induire qu'il en est ainsi partout; — l’on peut trouver, au contraire, tel autre animal à rendement meilleur pour telle colonie particulière. Déjà M. Calmette a montré que le bufflon est, en Indo-Chine, l'espèce de choix pour la préparation du vaccin animal : QÇil donne en plus grande quantité un vaccin plus actif que ne le fait la génisse » (P.-L, Simond) ; il n’est pas impossible que la mulliplication des centres vaccinogènes, dansles colonies où elle estnécessaire, révèle pour chacune d'elles une espèce vaccinifère optima, — ce, pour le plus grand bien de la prophylaxie de la variole.

6° Récolte, préparation et contrôle de la pulpe. — Ayant ensemencé son vaccin sur un terrain quil sait propice, le médecin colonial le récolte suivant les procédés habituels. Il broie la pulpe et s'évertue à réaliser une masse homogène et fluide. C’est là un travail dont le fini est subordonné à l’habileté manuelle de l'opérateur et surtout à l'abondance du matériel dont ce dernier dispose : un petit mortier de 6 centimètres de diamètre, une petite passoire

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