LEA
AN Cambodgiens (1). M. Trolard, assure que partout où l'on a pris soin d'expliquer aux indigènes ce qu'était la vaccination, ils s'y sont soumis de bonne grâce et souvent même avec le plus grand empressement (2). Notre dessein n'est pas d'envisager ici tous les moyens propres à engager les indigènes à subir la vaccination. Nous nous bornerons à dire qu'à part les récompenses qui pourraient consister dans la remise d’une partie des impôts payés à tout vacciné ou père d’enfants vaccinés, dans la distribution gratuite de médicaments (collyres, quinine, etc.), et qui ne seraient accordées qu'après contrôle du résultat des inoculations, à part ces récompenses, nous donnerions volontiers la préférence aux moyens que nous appellerons coercilifs indirects.
Plusieurs ont été proposés par M. Jeanselme pour l’Indo-Chine, pour l'Algérie par M. Trolard, lors du Congrès colonial de Paris, en 1904. N’accepter comme chefs des collectivités indigènes que des individus vaccinés et père, mari ou parent de vaccinés ; n’autoriser à se déplacer pour de longs trajets que des vaccinés; interdire l'entrée des villes, villages, foires et marchés aux sujets non vaccinés. À ce propos, l'inscription, sur la carte d'identité (/ogma des Arabes d'Algérie) de chaque indigène, de la date et des résultats de la vaccinalion favoriserait le contrôle. On pourrait encore,