‹ De La Prophylaxie De La Variole Aux ColoniesChapitre 20 sur 24 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La Vaccination des Immigrants

Toutes les mesures prophylactiques que nous venons de passer en revue seraient vaines si, après avoir empêché de son mieux l’éclosion et la propagation de la variole in situ, le médecin colonial ne dressait des obstacles contre l'importation toujours possible de cette maladie par les immigrants. Et le devoir de se défendre contre l’apport des maladies contagieuses est encore plus impérieux pour les colonies que pour la métropole : le milieu indigène, en effet, est assurément plus propice que le milieu européen à la dissémination et à la persistance des germes pathogènes. En ce qui concerne la variole, si les lois ou règlements sanitaires de nos pays ont déjà eu pour résultat de populariser, pour ainsi dire, l'immunité ; si l'Européen, grâce aux revaccinations obligatoires auxquelles il est astreint à l’école primaire, au lycée, au régiment, demeure sous l'in fluence constante du vaccin, il n’en est pas encore de même dansla plupart de nos possessions lointaines. Un varioleux débarqué dans une collectivité indi-

gène peut aisément devenir le point de départ d’une

Page 1