‹ De La Prophylaxie De La Variole Aux ColoniesChapitre 21 sur 24 · DO · texte numérisé non relu

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longue épidémie. Là, tout est prêt pour l'incendie : il s'allume à la première élincelle, et aussi longtemps que les autochtones ne seront pas, comme nous, imprégnés de vaccin, aussi longtemps que la vaccination ne sera pas, chez eux, générale comme un

baptême, il est nécessaire de les protéger par des mesures rigoureuses de police sanitaire.

Les Etats-Unis ont rangé la variole parmi les quarantinable diseases. (Règlement du 1‘ avril 1903.) «Sont placés en quarantaine tous les navires ayant eu pendant la traversée ou ayant à leur bord, au moment de l’arrivée un malade atteint de quarantinable disease ». Toute personne ayant eu contact avec le malade pendant le voyage sera isolée pendant quatorze jours, à moins qu'elle ne porte des traces d'une variole antérieure ou d’une vaccination récente suivie de succès (1). On ne peut douter qu’un tel règlement, s’il est rigoureusement appliqué, soit de nature à mettre un sérieux obstacle à l'importation de la variole aux Etats-Unis par les immigrants. Nos colonies feraient, croyons-nous, de la bonne prophylaxie en l’adoptant : ainsi elles écarteraient l’étincelle, MM. Chantemesse et Borrel (2) écrivent : « Certaines maladies, notamment letyphus et la variole, peuvent donner lieu exceptionnellement à des mesures restric-

1. Vigné. Le service de l'immigration aux Etats-Unis. Caducée, 1905, p. 137.

2. Chantemesse et Borel. /ygiène internationale. Frontière et prophylaæie, p. 115.

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