CONCLUSIONS
Ï. — Aux colonies comme en Europe, la prophylaxie de la variole comprend trois mesures principales : 1° la vaccinationet larevaccination obligatoires ; 2° l'isolement des varioleux ; 3° la désinfection des locaux et objets supposés contaminés. Il y faut joindre des mesures particulières contre l'importation possible de cette maladie par les immigrants.
IT. — La vaccination et la revaccination, pour être efficaces et générales, nécessitent : 1° l’installation de centres vaccinogènes coloniaux dont le nombre et l'importance doivent croître avec l'étendue de chaque colonie et la densité de sa population ; 2° la création de relais de vaccin en tous les postes d'assistance indigène trop éloignés des instituts côtiers pour que la pulpe y parvienne en bon état de virulence ; 3° la recherche des espèces animales les plus aptes à produire en abondance un vaccin bien agissant.
III. — Aux colonies plus encore qu’en Europe, la vaccination de bras à bras doit être rejetée, la variolisation interdite. En temps d’épidémie, le médecin, isolé et dépourvu de vaccin, n'aura point recours à
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cette dérnière pratique, mais sera fondé à essayer de la variolo-vaccine.
IV. — Les indigènes seront attirés vers la vaccination par la persuasion, la distribution gratuite de médicaments, l’appât de récompenses pécuniaires et surtout par des moyens coercitifs indirects. On réservera les moyens coercitlifs directs aux territoires de possession ancienne et de colonisation avancée.
V. — La diffusion de la vaccine dans les colonies doit être rapide et complète. À cette fin, les vaccinations el revacecinations seront, de préférence, èffectuées en masse par un ou plusieurs service de paccine mobile, dépendant chacun d'un centre vaccinogène. On pourrait encore diviser chaque colonie en cercles de vaccination ayant pour centre un institut de vaccine, d’où partiraient les vaccinateurs, et, comme rayon, la distance maxima, établie expérimentalement, à laquelle la pulpe peut être transportée sans souffrir dans sa virulence.
V1. — Les auxiliaires médicaux indigènes ne seront autorisés à vacciner que sous la surveillance immédiate et constante d’un médecin français. En aucun cas, on ne leur conliera le soin d'effectuer, isolément, des tournées de vaccine.
VIT. — La date et les résultats de chaque inoculation seront inscrits sur la carte d'identité des indigènes.
VIII. — Les varioleux seront isolés soit dans leurs cases, gourbis ou paillottes, soit dans des cases construites à cet eflet. On brüûülera ces habitations, ainsi