‹ De La Prophylaxie De La Variole Aux ColoniesChapitre 6 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le vaccin aux colonies

1° La variolisation. — Au temps où la prophylaxie de la variole se résumait en la variolisation, le souci d'avoir en tubes un vaccin bien agissant ne tourmentait point l'esprit du thérapeute. La bonne nature semblait alors fournir un remède préventif avec et dans le mal. Depuis Jenner, ce procédé d’immunisation n’a plus de raison d’être. D'ailleurs, «elle restait, dit M. Kelsch (1), une arme à deux tranchants, parce qu’elle exploitait un agent virulent extrêmement nocif, dont les effets ne répondaient pas constamment aux prévisions ». Elle est encore fort en honneur, dit-on, dans le plus grand nombre de nos colonies, où elle donne, d’après M. J. Brault, 20 o/o de déchets. Il importe d'en supprimer l'usage, à cause de ses dangers; tout variolisé constitue, en effet, si l’on n’y prend garde, une épidémie en puissance, au même litre qu'un varioleux et l’on conçoit, avec M. Jeanselme (2), « combien cette pratique

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