Kelsch. Traité des maladies épidémiques, +. Il, p
>. Congrès colonial de Paris, 1904. Compte-rendu de la section de médecine et d'hygiène coloniales, p. 50.
aide à la dissémination de la maladie parmi des races qui, sans ignorer la contagion, méconnaissent les règles les plus élémentaires de la prophylaxie ». M. Trolard (r) l’accuse expressément d’être une des causes de la permanence de la variole dans les tribus algériennes. Mais un décret en date du 27 mai 1907, étendant à l’Algérie l'application de l’article 6 de la loi du 15 février 1902, relatif à la vaccination et à la revaccination (2), est venu mettre un terme à ces inoculations scabreuses ; des décrets analogues ont suivi ou suivront, sans doute, pour les autres colonies : les indigènes ne doivent donc plus attendre que du vaccin l’immunité qu'ils tiraient naguère encore, à leurs risques et périls, des pustules varioliques de leurs congénères malades.
2° L’atténuation du vaccin. — Or,ce vaccin, tel quil est livré par les Instituts de vaccine métropolitains, en tubes par exemple, est exposé à bien des mésaventures depuis son point de départ, c'est-àdire de production, jusqu'à son point d'arrivée, c'est-à-dire d'utilisation. Ce que l'on connaît de l’atténuation progressive de la virulence sous l'influence du temps et surtout de la température, permet de prévoir qu’un vaccin, expédié de France vers une colonie éloignée, parviendra à destination dans un élal tel qu'inoculé à l'homme, il ne lui conférera
l'immunité que d’une façon très inconstante. « La
1. Cong. colon. 1904, p. T10. | >. Bulletin officiel de l'Algérie, 1907, n° 1844, p. 616
Du ENS: te
A de ee
pulpe glycérinée subit, sous l'influence de la température, une atténuation dont le degré est subordonné à l'intensité ou à la durée d'action de cette dernière. Des températures de 41, 37 et 36 degrés agissant respectivement pendant douze, vingt-quatre et quarante-huit heures affaiblissent peu la virulence de la pulpe, mais la prolongation de leur action y détermine des atténuations progressives et de plus en plus marquées » (1). A. Frassi a montré qu’une Iymphe fraiche, maintenue à l’étuve à 40 degrés pendant quatre jours et inoculée ensuile, par piqüres, à des enfants, ne donne que r1 0/0 de succès ; la même lymphe, utilisée telle qu'elle provient de l'institut vaccinogène, donne au contraire 96 0/0 de succès (2). D’après M. Loir & la température de 30-34 degrés, prolongée pendant quelques jours, est suffisante pour atténuer la virulence du vaccin » (3),et M. Würtz estime que la température la meilleure pour le transport de la pulpe est de 10 degrés au-dessus de zéro ; 15 serait déjà un peu élevé. Il n’est pas douteux qu’un vaccin, expédié de France vers les régions tropicales, doive subir, pendant une partie du voyage, des températures voisines de 30 degrés ou, tout au moins, supérieures à 15 degrés et suflisantes pour en diminuer la valeur prophylactique.