‹ De La Propriété De L'AirChapitre 19 sur 27 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L'air est libre. — Tel est le principe final qui se dégage de notre étude. Ce principe, banal en lui-même, et qui, en d’autres temps, n’eût point éveillé notre attention, revêt aujourd’hui une signification particulière, par l'application pratique qu'il est susceptible de recevoir.

L'aviation est née, le plus lourd que l'air a conquis cet élément immatériel qui semblait à jamais interdit au séjour des hommes. La locomotion aérienne est devenue une réalité.

Dès lors la préoccupation que devait susciter cette admirable découverte, dans l'esprit du jurisconsulte, était de déterminer les droits qu'il convenait de lui reconnaitre sur le domaine éthéré qu'elle avait ainsi conquis.

Les aviateurs auraient-ils le droit d'évoluer librement dans l'atmosphère, dédaigneux des protestations intéressées d’ici-bas, ou devraient-ils au contraire respecter jusque dans l'infini les divisions de la propriété foncière ? Cette grave

question, qui était une véritable question de principe et — comme nous le disions en débutant — préjudicielle à toute réglementation, peut maintenant puiser sa solution définitive dans cette formule qui nous parait être l'expression de la vérité juridique et la sauvegarde des intérêts tout aussi respectables des particuliers et de la collectivité : l'air est libre.

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