La Cité antique. 3« édit. Hachette, 1870, p
2. Je n'hésiterai pas à faire de nombreux emprunts à Texcellent travail de M. Viollet, publié dans la Bibliothèque de Vécole des Chartes. Je crois devoir reproduire ici la note dont il a fait précéder cette publication, parce qu'elle prouve que travaillant, chacun de notre côté et sans parti pris, lui au point de vue de l'Archéologie , moi au point de vue économique, nous sommes arrivés aux mêmes conclusions. Cette coïncidence a été pour moi un grand encouragement. Voici la note de M. Viollet.
« J'avais remis depuis quinze jours à notre comité de rédaction les deux premiers chapitres du travail qu'on va lire, lorsque parut dans la Revue des Deux- Mondes (1" juillet 1872) la première partie d'une étude de M. de Laveleye sur la propriété primitive. Les vues de M. de Laveleye sont identiques aux miennes ; et je me suis demandé un moment si je devais donner suite à mon projet de publication.
o Je me décide pour Taftlrmative, parce qu'il est peu probable que, d'accord sur les conclusions, nous nous rencontrions constamment, M. de Laveleye et moi, sur le choix des preuves. Aussi bien cet accord, s'il existait, rendrait la démonstration plus frappante et plus saisissante. J'ajouterai que, vraisemblablement, le 3« chapitre de cet essai est tout-à-fait en dehors du cadre que paraît s'être tracé M. de Laveleye. »
En effet, M. Viollet a rassemblé un grand nombre de faits passés inaperçus et que je crois nécessaire de rappeler ici à l'appui de notre thèse.