‹ De la propriété et de ses formes primitives (volume 2)Chapitre 47 sur 85 · Platon. Lois, XI · texte numérisé non relu

Platon. Lois, XI

2. Voyez l'excellent essai de M. George Campbell dans le volume édité par le Gobden Club, Systems of land tenure in various countriesj p. 172,

m lui-même ne Ta permis qu'à ceux qui ne laissaient pas « d'enfants *. Le testament a été longtemps interdit ou ignoré « à Sparte et n'a été autorisé que postérieurement à la guerre « du Peloponèse. On a conservé le souvenir, d'un temps où il « en était de même à Corinthe et à Thèbes. Il est certain que « la faculté de léguer arbitrairement ses biens ne fut pas re- « connue d'abord comme un droit naturel. » « Avant la loi < des Douze Tables, nous n'avons aucun texte de loi qui in- « terdit ou qui permette le testament, mais la langue conser- « vait le souvenir d'un temps où il n'était pas connu ; car elle € appelait le fils héritier sien et nécessaire 2. » Même après que le testament fut admis, il fallut que la volonté du testateur fût ratifiée par l'autorité du souverain, c'est-à-dire du peuple assemblé par curies, sous la présidence du pontife. Le testament calatis comitiis en est la forme la plus ancienne. En Germanie le testament était inconnu : nullum testamentum ^ ; et les barbares n'en firent usage qu'après la conquête, sous l'influence des idées romaines et de l'Eglise qui y trouvait une source abondante de richesses ^. « Les « meilleures autorités, dit sir Henry Maine, s'accordent à « admettre qu'il n'y a point de trace de l'idée du testament dc dans cette partie des codes écrits des Germains qui se rap- (L portent à leurs coutumes antérieures à leur entrée sur le « territoire de l'empire ^. »

A l'origine, le clan, le village, est le corps collectif qui possède les terres; plus tard, c'est la famille qui a tous les caractères d'une corporation se perpétuant à travers les âges. Le père de famille n'est que l'administrateur du pa-

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