‹ De la propriété et de ses formes primitivesChapitre 123 sur 131 · Eludes sur Us réformateurs modernes, t. I, p · texte numérisé non relu

Eludes sur Us réformateurs modernes, t. I, p

« L’association doit bannir le paupérisme, assembler en un ordre social régulier les éléments sans cohésion des sociétés modernes. Le principe de l'association rendra la paix au monde, qui en a soif. Ceux qui se feront ses apôtres et qui sauront se faire écouler, seront les bienfaiteurs du genre humain. » C'est M. Michel Chevalier qui parle ainsi*. Voici maintenant M. Wolowski5 : « Le progrès social ne peut consister à dissoudre toute association, mais à substituer aux associations forcées, oppressives des temps passés, des associations volontaires et équitables, des réunions non plus seulement dans un but de sécurité et de défense, mais dans un but commun de production. »

« L’esprit d’association et l’esprit de famille se partagent le monde, a dit M. de Cormenin à propos de l’association agricole*. La Providence a mis ces deux instincts dans l’homme. Tous deux sagement employés, selon le but qu’il y a lieu d’atteindre, concourent au bien particulier et au bien social.

« La division des propriétés commence à avoir, en plus d’un endroit, les mêmes inconvénients que leur extrême concentration... Dans les pays à terres morcelées, le paysan, moitié manœuvre, moiLié propriétaire, a tout à gagner à l'association. Elle peut faire ici des merveilles.

« El de plus, quelle moralité dans ces associations! quel accroissement de bien-être dans le présent ! quelle tranquilité d'âme pour l'avenir! quelle estime de soi-même et des autres ! quels gages de bienveillance mutuelle, de salutaire et contagieux exemple, de bonne et volontaire discipline, de fidélité aux engagements pris, et de paix intérieure pour la commune! »

1. Michel Chevalier, Dict. de la conversation , art. Population (!« édition).

î. Leç'ins au Conserea'oire des Arts et Métiers, 16 déc. 1814.

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